En Espagne ou en Grèce, les réformes du marché du travail ont encore aggravé le chômage, par Ludovic Lamant

http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110113/en-espagne-ou-en-grece-les-reformes-du-marche-du-travail-ont-encore-agg

François Hollande l’a déclaré le 10 décembre lors d’un déplacement à Oslo « La crise de la zone euro, je l’ai déjà dit, elle est derrière nous.(…) Et donc tout ce que nous avons à faire, ce n’est plus simplement de sortir de la crise de la zone euro : c’est fait. » Le président français a-t-il pêché par optimisme, sous le coup du prix Nobel de la paix que les dirigeants européens venaient de recevoir ?

Dans un entretien publié en début de semaine sur Mediapart, qui tranche avec l’analyse de l’exécutif français, l’économiste André Orléan rappelait à quel point les incertitudes pesant sur l’avenir de la zone euro restaient vives, en cette année 2013. Au même moment, Eurostat a publié des chiffres une fois de plus alarmants, avec un taux de chômage historique, à 11,8 % dans la zone euro, pour le mois de novembre dernier. Lire la suite

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Europe : fin de partie ? par Jacques Sapir

http://ragemag.fr/europe-fin-de-partie/

Le processus dit de « construction européenne » vient de subir, avec l’impasse sur la programmation budgétaire pour les années 2014-2020, et accessoirement pour le budget de 2013, de l’UE un triple échec : économique, politique et symbolique. La question symbolique est certainement la plus importante. Cette impasse, qui au mieux durera jusqu’au début de 2013, vient après le blocage sur la question de l’aide à accorder à la Grèce du début de la semaine, et des négociations extrêmement dures quant à la part respective des États au sein du groupe aéronautique EADS mais aussi une réduction importante des ambitions de l’Europe spatiale. Il est hautement symbolique que ces événements soient tous survenus dans une période d’environ huit jours. Ils témoignent de l’épuisement définitif de l’Union Européenne à incarner « l’idée européenne ». Lire la suite

« La rigueur n’est pas la condition sine qua non de l’appartenance à l’euro », entretien avec Rena Dourou par Claire Gatinois

http://www.lemonde.fr/international/article/2012/05/26/la-rigueur-n-est-pas-la-condition-sine-qua-non-de-l-appartenance-a-l-euro_1707866_3210.html

Rena Dourou est députée au Parlement grec, responsable des questions européennes, au sein de Synaspismos, la composante principale de Syriza, la coalition de gauche radicale. Son parti, qui a effectué une percée spectaculaire lors des élections législatives du 6 mai en arrivant deuxième (16,75 % des voix), jouera un rôle déterminant lors du scrutin du 17 juin. Opposé aux mesures d’austérité incluses dans l’accord du deuxième prêt international en mars, Syriza dispute la première place à Nouvelle Démocratie (ND, droite).

En cas de victoire, Mme Dourou entend que son parti fasse sortir la Grèce de son rôle de « cobaye de la rigueur en Europe », transformant le peuple grec en modèle de la résistance au capitalisme financier.