Dépôt des plaintes pour les tortures commises dans les locaux de la Direction Générale de la Police, par E. Lazaridou

source en grec : http://www.avgi.gr/ArticleActionshow.action?articleID=748725,

traduction : E. Markou

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Les éléments-chocs déposés par les 15 arrêtés

Le visage brutal de la violence policière, littéralement empreint sur leurs corps, dévoilent les 15 arrêtés de la manifestation antifasciste motorisée du 30 septembre 2012, dans les plaintes déposées contre leurs tortionnaires, les accusant des infractions les plus graves. Malgré les outrages commis par le ministre de la Protection civile [responsable de la Police], M. Nikos Dendias, malgré son attitude inqualifiable de se présenter comme connaisseur des éléments du dossier avant même que les avocats des plaignants puissent l’obtenir, malgré ses fanfaronnades qu’il allait porter plainte contre le journal Guardian qui a divulgué les tortures dans les locaux de la police[1], les 15 arrêtés insistent, avec la manière la plus officielle, à leurs plaintes et demandent la punition exemplaire des responsables.

Dans les volumineux dossiers des plaintes déposées, les arrêtés donnent de terrifiants détails de leurs conditions d’arrestation dans les rues du quartier athénien Agios Panteleïmon[2], mais surtout de tout ce qu’ils ont subi dans les locaux de la Direction générale de la police. Selon leurs avocats, les faits relatés des coups et blessures volontaires fondent bel et bien une accusation d’actes de torture. Les arrêtés demandent de surcroit la confrontation avec les policiers qui les ont arrêtés, se déclarant prêts à les reconnaître.  Lire la suite