Quand l’austérité tue de S. Basu et D. Stuckler

Les conséquences sanitaires des politiques économiques

Quand l’austérité tue

Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question.

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6 avril: réunion publique de solidarité avec les dispensaires sociaux grecs

 

http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2014/03/19/collectif-sfgs-reunion-le-6-avril-a-paris/

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Cher-e-s amis-e-s et camarades,

le collectif ‘’Solidarité France Grèce pour la Santé’’ vous invite à un après-midi solidaire avec les dispensaires sociaux grecs.

À partir de la projection du documentaire

RUINES : Chronique d’une chasse aux sorcières séropositives,

nous pourrons débattre de la situation sanitaire et des expériences alternatives solidaires en Grèce avec

Sofia TZITZIKOU, pharmacienne et animatrice bénévole au Dispensaire/ Pharmacie Solidaire d’Athènes (Kaniggos).

Vous êtes tous et toutes les bienvenues,

le 6 avril de 14h à 19hau CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011, Paris, métro Rue des Boulets

pour partager cette initiative militante autour d’un verre et d’un concert de soutien avec le groupe

Les raisins de la colère.

D’avance nous vous remercions de faire circuler cette annonce dans vos réseaux.

Amitiés solidaires

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Campagne pour les Droits a la Santé des Femmes, pour les Droits Sexuels et Reproductifs

par Sonia Mitralia, Sofia Tzitzikou, Katy Stypsanelli, pour le groupe des « Femmes pour les droits sexuels et reproductifs » en collaboration avec le collectif « Femmes contre la dette et les mesures d’austérité ».

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Des initiatives citoyennes développées un peu partout en Grèce ont mis en place des structures autogérées animées par des militants/es bénévoles pour promouvoir des soins gratuits aux quelques 3.000.000 d’habitants  privés de couverture maladie. En effet, 40% de la population de ce pays n’a plus d’accès aux soins. Ces structures autogérées font donc face à une énorme crise sanitaire et à un manque cruel de moyens puisqu’elles sont confrontées aux besoins d’une population exclue du système public de santé.

Les femmes pauvres, dans une large mesure ont perdu leurs droits à la santé et à leurs droits reproductifs et sexuels.

En effet, nous assistons a l’exclusion d’une très grande partie pauvre de la population féminine à la protection de la maternité et de l’enfance, due à la destruction de l’état social et à la privatisation du système d’accès universel à la santé. Nous assistons à une véritable catastrophe humanitaire (depuis la deuxième guerre mondiale, augmentation de la mortalité infantile, de l’abandon des enfants dans des hospices a cause de la pauvreté et de l’impossibilité de les nourrir, des explosions d’infections, de la détresse sexuelle, du stress dans les rapports humains, des violences sexuelles et autres… Lire la suite

Dispensaires sociaux grecs, interview de Giorgos Vichas par Benoît Borrits

http://www.autogestion.asso.fr/?p=2891 et http://www.regards.fr/web/nouvel-article,6412

Giorgos Vichas, médecins et animateur du dispensaire social d'Ellinikon-Athènes

Giorgos Vichas, médecins et animateur du dispensaire social d’Ellinikon-Athènes

En visite en France pour la première initiative publique du Collectif « Solidarité franco-grecque pour la santé » en faveur des dispensaires sociaux, le Docteur Giorgos Vichas nous explique les origines de ce mouvement.

Docteur Giorgos Vichas, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis un cardiologue travaillant dans le système national de santé et je viens ici au titre de responsable du Dispensaire social métropolitain d’Ellinikon à Athènes. Le dispensaire social est une initiative de médecins bénévoles visant à assurer des soins à des patients sans sécurité sociale, sans emploi et sans ressource. En décembre 2011, après le Mémorandum de l’Union européenne, les personnes sans sécurité sociale ont été exclues du système de santé et se sont trouvées dans l’impossibilité de recourir à un médecin : c’est dans ce cadre que le dispensaire a été créé. Il faut savoir qu’au-delà d’une année de chômage, on n’est plus assuré en Grèce. Par ailleurs, pour les assurés, la part à la charge des patients pour la plupart des pathologies est passée de 10 à 25 voire 30 % des traitements. Les dispensaires sociaux grecs estiment qu’aujourd’hui, de 35 à 40 % de la population n’est plus couverte par la sécurité sociale. Lire la suite

Appel du collectif « Solidarité France-Grèce pour la Santé »

http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/

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APPEL DU COLLECTIF « SOLIDARITÉ FRANCE-GRÈCE POUR LA SANTÉ »

AUX CITOYEN-NE-S ET AUX ORGANISATIONS FRANÇAISES

 

Les politiques d’austérité néolibérales imposées par la Troïka avec la complicité des gouvernements en place mènent la Grèce au désastre, mettant en danger la santé et la vie de la population. On assiste ainsi à la recrudescence des dépressions, à la prolifération de pathologies telles que l’hypertension, les maladies cardiaques, le cancer, ainsi qu’à la réapparition de maladies pendant longtemps disparues, comme la tuberculose et le paludisme. Le chômage est aussi cause d’une mortalité accrue. En même temps, de nombreuses catégories de la population, notamment celles qui sont les plus vulnérables : enfants, femmes enceintes, familles monoparentales, malades chroniques, migrants, personnes dépendantes, personnes handicapées… sont en danger, étant privées de soins et de suivi adéquats.

Cette augmentation considérable des besoins se heurte à un système public de santé qui s’effondre et se trouve incapable d’y répondre. La réduction brutale des dépenses publiques de santé et de protection sociale à un moment où la fréquentation des hôpitaux publics ne cesse d’augmenter crée un problème sanitaire qui frôle la catastrophe humanitaire.

Le nombre des personnes n’ayant plus accès à l’assurance maladie (plus d’un tiers de la population) et de celles qui, tout en bénéficiant d’une couverture sociale, n’ont plus les moyens de payer les tickets modérateurs et les médicaments nécessaires augmente à un rythme alarmant. Lire la suite

Communiqué et appel à la solidarité avec les Dispensaires Sociaux Solidaires grecs (fr-gr)

par le Réseau Européen contre la Privatisation et la Commercialisation de la Santé et  de la Protection sociale

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Aujourd’hui en Grèce, s’il y a bien un secteur où la population fragilisée paye cash les conséquences de la politique d’austérité, c’est la santé.

-Un tiers de l’offre de soins hospitalière publique est détruite ou en cours de destruction depuis deux ans. Par exemple pour une ville comme Salonique, qui compte 1 million d’habitants, 1000 lits sont supprimés, 8000 au total dans le pays.

-Un tiers de la population n’a plus de couverture santé. Pour eux comme pour beaucoup d’autres, l’accès aux soins est devenu impossible.

-Parallèlement, les conditions de travail et de rémunération se dégradent, 1/4 des effectifs supprimés et baisse de 50% des rémunérations des personnels de santé.

Faisant preuve d’un aveuglement criminel, les instances internationales (FMI, BCE, CE) continuent d’exiger plus et plus vite.  Lire la suite

Maternités publiques : prélude d’un « apartheid » à venir, par Maria Louka et Sissie Vovou

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Le gouvernement du Mémorandum intensifie les politiques racistes en matière de santé publique en faisant passer en silence et en catimini ses nouvelles mesures d’exclusion. Récemment, on nous a communiqué une plainte selon laquelle un grand hôpital public demande de la part des femmes migrantes le triple des frais exigés auprès les femmes grecques sans sécurité sociale. Après examen, nous avons constaté que selon le décret publié au Journal Officiel (JO) de la République grecque (FEK B 3096 23/11/2012), les conditions régissant les frais hospitaliers du Système National de Santé (SNS) ont été modifiées : le coût des services médicaux et pharmaceutiques à l’égard des migrant-e-s sans-papiers ou sans sécurité sociale a été doublé.

Selon les nouvelles tarifications, le coût d’accouchement dans une Maternité du SNS pour une femme migrante sans-papiers s’élève à 1 264 euros pour un accouchement par voie basse et 3 jours d’hospitalisation, à 2 090 euros pour une césarienne et à 165 euros pour chaque jour d’hospitalisation supplémentaire. Dès la publication du décret, les Administrations des Maternités du NSN ont été appelées à la discipline. Lire la suite