Lesbos/Grèce, la nouvelle “cage” pour migrants

http://www.migreurop.org/article2298.html

paganiMigreurop, le Réseau Euro Meditérannéen pour les Droits de l’Homme (REMDH), Welcome 2 Europe, Jeunes sans Frontières (Jugendliche ohne Grenzen – JOG) et leurs amis afghans et membres, qui ont été détenus dans l’enfer de Pagani en 2009 et de retour à Lesbos ces derniers jours ont écrit ensemble un communiqué de presse sur l’ile de Lesvos et le centre nouvellement ouvert sur l’ile.

Les récentes tragédies à Lampedusa ont mis en lumière, une fois de plus, l’indifférence dominante de l’Union européenne face au sort des migrants. Aux portes de l’Europe, en Italie comme dans les îles grecques, les migrants sont sujets à des contrôles arbitraires aux frontières, et à des mesures sécuritaires qui mettent leurs vies en danger.

Ces derniers jours, plus de 80 migrants ont réussi à gagner l’île de Lesbos, malgré les nombreux refoulements qui ont lieu en Mer Egée. Ces femmes, ces enfants et ces hommes, qui fuient des pays dévastés, des régimes dictatoriaux ou d’insupportables conditions socio-économiques, sont victimes de violences et de l’indifférence des autorités grecques et européennes. En l’absence d’une réglementation claire, la police et les garde-côtes laissent les survivants de ces dangereuses traversées dans des limbes juridiques, sans aucune forme de protection, de soins et d’information. Lire la suite

La chronique d’un crime étatique

par Réseau de Soutien Social des Réfugiés et des Immigrés et Réseau pour les Droits Politiques et Sociaux (traduit par L. K.)

« J’ai améné ma famille pour la sauver des flammes qui enveloppent la Syrie. Elle a finit par être brulée vive en Grèce » Wasim Abounahi

A propos de la morte « accidentelle » de Lamis Abounahi et de ses enfants Undai (3 ans) et Layal (9 mois) à la suite d’une incendie éclatée aux montagnes de Samos.

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Le 21 juillet, tôt le matin, le réfugié syrien Wasim Abounahi, sa femme Lamis, leurs enfants Undai et Lavale et deux amis, Jihad Kelani and Mohammad Basis, débarquent par un canot pneumatique venu de Turquie, à la côté rocheuse de Samos.

Les réfugiés montent sur l’escarpement et se cachent à la région boisée jusqu’à ce que le soleil tombe. Lamis est malade et épuisée et alors Kelani -qui parle très bien l’anglais- appelle -par le seul téléphone mobile qu’ils ont à leur disposition- le numéro d’urgence des autorités turques (7777) pour demander de l’aide. Ayant localisé le signal du mobile, les autorités turques de leur part donnent à Kelani le numéro d’urgence des autorités grecques (112). Les réfugiés n’arrivent pas à contacter au numéro dicté et Kelani rappelle aux autorités turques pour leur demander de contacter directement avec leurs homologues grecs. En effet, un peu plus tard, Kelani reçoit un coup de téléphone par un mobile grec et explique à la femme qui se trouve de l’autre côté de la ligne leur situation vraiment tragique. Enfin, ils se mettent d’accord que les réfugiés mettraient du feu au bord du roc afin qu’ils puissent être localisés par le bateau de sauvetage. Lire la suite

Pétition pour la mise en liberté immédiate de Costas Sakkas

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Le KEDDE (mouvement pour les libertés et les droits démocratiques de notre ère) lance une initiative pour la libération immédiate du détenu politique Costas Sakkas. Vous pouvez diffuser ce texte ou le signer en remplissant le formulaire qui suit.

Le lundi 8 juin, à 19h30, une manifestation aura lieu à Athènes, à 19h30, pour protester contre la détention provisoire de Costas et nous remettrons la résolution au Ministre de la justice.

Nous tous qui signons ce texte dénonçons l’arrêt inédit du Conseil de la magistrature ordonnant la prolongation de la détention provisoire de l’anarchiste Costas Sakkas au-delà des 30 mois, en violation de toute prescription constitutionnelle et de toute dispositions juridique. En son article 6, paragraphe 4, la Constitution prévoit le délai de 18 mois comme délai maximum de détention provisoire, interdit que des détentions provisoires successives soient imposées et n’accorde pas au législateur commun de légiférer autrement. Néanmoins, l’article 299 du Code de procédure pénale autorise qu’une nouvelle détention provisoire soit imposée, au motif d’actes similaires, dont la durée maximale  est de 12 mois. Dans le cas de Costas Sakkas, tous les délais sont violés : il est en prison sans procès depuis le 4 décembre 2010 (31 mois) constamment confronté à des détentions provisoires et des prolongations. Lire la suite

Grèce: Enlèvement brutal et extradition expéditive de Bulut Yayla, réfugié politique turc

Nous publions ici le communiqué du « Groupe d’avocats pour les droits des immigrants et des refugiés » (source: http://omadadikigorwnenglish.blogspot.fr/2013/06/par-rapport-au-cas-de-disparition.html), ainsi que le communiqué de presse du député de Syriza Dimitris Tsoukalas, traduit par Giorgos Mitralias (source en grec: tvxs.gr/node/130595.

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Communiqué du « Groupe d’avocats pour les droits des immigrants et des refugiés »

Le jeudi 30 mai 2013, à 21h30, Bulut Yayla, 24 ans, réfugié politique d’origine turque, a été immobilisé, violemment battu et enlevé en plein centre d’Athènes, et ce devant une multitude de témoins.

Les plaques d’immatriculation relevées par les témoins correspondent à des véhicules de la police grecque. Pourtant, la police nie tout lien avec l’incident, malgré l’insistance des camarades de Bulut Yayla, d’avocats et d’acteurs politiques.

Le samedi 1 juin, à midi, les proches de Bulut Yayla ont annoncé qu’il est détenu au département Anti-Terroriste de la Police à Istanbul. Bulut Yayla dénonce que des personnes qui parlaient grec l’ont mis de force dans une voiture, en couvrant sa bouche et ses yeux. Par la suite, il a été transféré dans une seconde voiture. Cette fois, ses détenteurs parlaient grec et turc. Il est enfin passé aux mains d’un troisième groupe qui parlait turc et anglais. Pendant toute la durée de sa mise en otage, Bulut Yayla a été maltraité et a subi des violences extrêmes.  Lire la suite

Solidaires de la résistance populaire en Turquie !

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Ces dernières soixante douze heures ont été marquées par une formidable mobilisation populaire en Turquie qui a engrangé d’importants succès malgré une terrible répression policière.
Le point de départ de la mobilisation est un projet du gouvernement et de la mairie d’Istanbul de détruire le parc Gezi sur la place Taksim au cœur de la métropole pour le transformer en un complexe commercial et pseudo-« culturel ». Ce projet écologiquement néfaste et démocratiquement illégitime a suscité une résistance courageuse qui est allée en s’amplifiant.
Le mouvement lie désormais la défense de l’écologie urbaine, les droits démocratiques et la résistance à l’autoritarisme néo-libéral.
Malgré la répression policière qui a d’ores et déjà entraîné plus des centaines de blessés, la mobilisation a réussi à occuper en masse la place Taksim, obligeant la police à se retirer alors que des mouvements similaires se développe dans les autres villes du pays .
Le gouvernement Erdogan et son parti l’AKP montrent une nouvelle fois leur véritable visage : au service des puissants et autoritaire.
Nous saluons le succès de la mobilisation populaire en Turquie !
Nous exprimons notre solidarité aux occupants de la place Taksim et de tous ceux qui se sont joints à leur mobilisation à travers la Turquie.
Nous soutenons tous les manifestants victimes de la barbarie policière et/ou qui subissent des poursuites judiciaires.
Nous appelons à participer aux rassemblements unitaires de solidarité dans toute la France, notamment, à Paris,  le mardi 4 juin, à 19 heures, à la Fontaine des Innocents.
Premières organisations signataires:
Associations et syndicats: Attac, Droit Au Logement, Initiative des travailleurs et étudiants grecs à Paris, Fondation Copernic, Marches Européennes, No Vox, Solidaires, SUD BPCE…
Organisations politiques: Front de Gauche (Convergences et Alternatives, FASE, Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Parti Communiste Français, Parti de Gauche), Nouveau Parti Anticapitaliste…
voici quelques infos, photos et vidéos:

Indymedia, la droite fascisante et Samaras, par Aris Chatzistefanou

sources : en français, http://www.okeanews.fr/20130427-indymedia-la-droite-fascisante-et-samaras-par-aris-chatzistefanou#axzz2Rec8uQRj, en grec, http://info-war.gr/2013/04/%CF%84%CE%BF-indymedia-%CE%B7-%CF%86%CE%B1%CF%83%CE%AF%CE%B6%CE%BF%CF%85%CF%83%CE%B1-%CE%B4%CE%B5%CE%BE%CE%B9%CE%AC-%CE%BA%CE%B1%CE%B9-%CE%BF-%CF%83%CE%B1%CE%BC%CE%B1%CF%81%CE%AC%CF%82/

Adonis Georgiades (ex LAOS) - Antonis Samaras - Makis "la hâche" Voridis (ex LAOS)

Adonis Georgiades (ex LAOS) – Antonis Samaras – Makis « la hâche » Voridis (ex LAOS)

Le site internet Athens Indymedia a été récemment fermé puis ré-ouvert, après un passage via la plateforme Tor. Régulièrement mise en cause et attaquée, depuis des années, notamment par l’extrême droite, la plateforme indépendante a fait l’objet d’une attention particulière ces dernières semaines. Le porte parole du groupe parlementaire du parti d’Antonis Samaras, sur twitter, avait d’ailleurs félicité le ministre de l’ordre public, N. Dendias, pour la fermeture du site. Et l’histoire montre que les tentatives de museler et décrédibiliser (voir infiltrer) Indymedia sont légion. Retour sur « Indymedia, la droite fascisante et Samaras », par Aris Chatzistefanou, auteur du site InfoWar et co-réalisateur de Debtocracy et Catastroïka.

Traduction : Christine Cooreman

Il semblerait que le gouvernement Kouvelis – Venizelos – Samaras ait décidé de donner une suite favorable à une revendication de longue date de la droite fascisante et néonazie, avec cette nouvelle tentative de museler Indymedia. Au moment où de grandes stations émettant sur des fréquences publiques sont transformées en porte-paroles d’Aube Dorée, le gouvernement s’attaque à toute voix s’opposant à la fascisation des médias grecs attachés au mémorandum.

Cela vaut la peine de rappeler un ancien article de l’équipe d’Ios qui révèle qui étaient les premiers à avoir demandé la fermeture de cette source d’information indépendante :

«Une première campagne contre Athens Indymedia a été lancée par les médias électroniques à l’automne 2002, dans le cadre de la campagne « antiterroriste » coordonnée qui accompagna le démantèlement de l’organisation « 17Ν ». Le site, qui se démarquait de la « lubricité terroriste » hystérique qui prévalait alors, a conduit à des vociférations demandant sa fermeture, notamment après la manifestation massive du 1er octobre. » Lire la suite

Grèce : un superviseur d’une ferme tire sur ses employés bangladais. Près de 30 blessés, par Okeanos

source : http://www.okeanews.fr/20130418-grece-un-superviseur-dune-ferme-tire-sur-ses-employes-bangladais-pres-de-30-blesses#axzz2QnRoywRh

La région de Nea Manolada dans le Péloponnèse a déjà connu des épisodes d’abus sur les migrants par le passé. Hier, alors que 200 employés bangladais demandaient leurs 6 derniers mois de salaire impayés, un -au moins- des superviseurs est sorti avec son fusil de chasse et a tiré sur les migrants. Plus de 20 blessés ont été transportés à l’hôpital hier soir. 4 d’entre eux étaient dans un état critique.

Manolada : deux des migrants blessés

Manolada : deux des migrants blessés

L’incident s’est produit lorsque 200 travailleurs auraient exigé l’équivalent de six mois de salaires impayés à leur employeur dans la région d’Ilia. Après des échanges verbaux entre les migrants et les trois superviseurs de la ferme, l’un des superviseurs – au moins-  a tiré sur les employés avec un fusil de chasse. Près de 30 travailleurs ont été blessés dans l’incident, plusieurs d’entre eux étaient dans un état critique mercredi soir.

Le propriétaire de la ferme, qui n’aurait pas été présent lors de la fusillade, a été arrêté mais les trois superviseurs étaient recherchés. La Police semble connaître l’identité des hommes qu’elle recherche.

Manolada a été au centre d’affaires de violence contre les travailleurs migrants un certain nombre de fois au cours des dernières années. L’an dernier, deux grecs ont été arrêtés pour avoir battu un égyptien de 30 ans, bloquant sa tête dans la fenêtre d’une porte de voiture et le traînant pendant environ un kilomètre.

En 2008, les migrants travaillant dans les plantations de Nea Manolada, connue pour ses fraises, ont entamé une grève de quatre jours pour protester contre des salaires de misère et des conditions de vie sordide. Lire la suite