Appel à la Solidarité avec Nikos Romanos et les autres grévistes de la faim en Grèce

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4 décembre 2014 : Nikos Romanos est en grève de la faim depuis le 10 novembre dernier pour l’obtention des sorties d’études. Etant en prison, il a passé le concours d’entrée à l’université, mais les autorités lui refusent obstinément les permissions de sorties que le droit prévoit pour les prisonniers-étudiants. Hospitalisé depuis plusieurs jours, le seuil critique pour l’arrivée des dommages irréparables semble franchi, le risque de mort est imminent.

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S’éduquer, en faim, par Makis Malafekas

source : http://blogs.mediapart.fr/blog/makis-malafekas/061214/seduquer-en-faim

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Du pain et de l’éducation !

Danton

Il semble criminel de se coucher de bonne heure en Grèce ; même les petits enfants ont la permission de veiller très tard, de sorte que, quand ils s’endorment enfin, ils dorment à poings fermés.

Lawrence Durrell

Ne plus se nourrir pour ne plus se laisser mourir. Telle est la décision prise par le jeune Níkos Romanós le 10 novembre dernier dans son quart de cellule des prisons d’Athènes où il est détenu depuis plus d’un an pour tentative de vol à main armée. Il revendique son droit de sortie pour assister à ses cours d’université. On le lui refuse d’un revers de la main. Il arrête donc d’accepter la nourriture que cette même main lui accorde une fois et demie par jour.

Il faut savoir que Romanós vient de loin. Du soir fatidique du 6 décembre 2008, très précisément. Rappel des faits :.

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L’évasion comme moyen légitime de protection physique ? La décision audacieuse d’un tribunal grec, par Georgia Bechlivanou Moreau

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Malgré la crise économique et sociale qui sévit en Grèce depuis maintenant quatre ans, ses juges viennent nous donner l’exemple qu’ils restent debout pour défendre la dignité des hommes et des femmes, nationaux et étrangers.

Le caractère historique de la décision rendue par le tribunal correctionnel d’Igoumenitsa, le 2 octobre 2012, sur l’évasion des quinze migrants en est la preuve. Historique non seulement pour la Grèce mais aussi pour l’histoire du droit pénal de tous les pays et certainement des pays de l’Europe.

C’est la première fois qu’un juge national justifie l’évasion comme moyen de mise en application du principe de respect effectif de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme pour la protection de la dignité et de l’intégrité des personnes détenues!

Il existait dans le droit français, un seul motif de justification de l’évasion :  l’aspiration naturelle de l’homme de rechercher sa liberté.  En effet le droit pénal français, avant 2004, ne punissait pas la simple évasion. C’est ce qui résulte de la lecture a contrario de l’article 245 du code pénal qui incriminait uniquement le fait de s’évader par violence, effraction ou corruption. Lire la suite

Ce ne sont pas des détenus, s’il y a un enfer, ces gens-là sont en train de le vivre, par Giorgos Karystinos

Témoignage bouleversant en direct du Commissariat de Police de Drapetsona (banlieue proche de Pirée) – Communiqué de presse du Front Antifasciste de la région du Pirée.

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Date : 28/03/2013

Après le passage à tabac, par des policiers du poste de police de Drapetsona, de migrants détenus, comme ils nous l’ont affirmé, en rétorsion à la grève de la faim qu’ils ont commencée, et après la tentative de suicide du détenu Palestinien de 28 ans Ibrahim Faraz, nous, citoyens actifs du Pirée, avons effectué le 27/3 un rassemblement de protestation et de solidarité (à l’appel de l’Initiative Antinazis du Pirée). Quand nous sommes arrivés devant le Commissariat, le Commissaire s’est mis devant le rang des CRS (MAT en grec), qui avaient pris position, il nous a informés et il a autorisé une équipe de cinq personnes à entrer et à discuter avec les gens retenus dans les cellules.

L’image à laquelle nous avons été confrontés alors était insupportable : dans les 70 mètres carrés environs de la cellule d’enfer du poste de police, 100 personnes étaient entassées, enfermées là depuis 9 mois, depuis le début de l’opération « Xenios Dias » (« Zeus hospitalier ») (en référence au dieu protecteur des étrangers, en réalité un plan de ramassage et de rétention des migrants en situation irrégulière). Détenus sans droit de promenade, sans voir le soleil ou respirer d’air pur (rappelons qu’il s’agit d’un poste de police), dans des conditions d’hygiène lamentables, souffrant de maladies de peau et autres du fait des conditions de détention, désespérés, au bord du suicide. Personne ne pourrait rester là 9 mois, ni même 9 heures. C’est une violation flagrante des Droits de l’Homme, c’est la disparition de toute notion d’humanité et de société légale. Lire la suite

Les conditions explosives de détention en Grèce

2300 détenus pour 751 places à la prison de Korydalos!

(Compte rendu de la visite des parlementaires, octobre 2012)

La surpopulation demeure le problème le plus sérieux des prisons en Grèce. Celle-ci a créé des conditions de détention explosives. Actuellement, à la prison de Korydalos (la plus grande prison de Grèce, près d’Athènes) sont détenues 2300 personnes pour un espace prévu pour 751. Dans des cellules de 9,5 m² peuvent être entassées jusqu’à 5 personnes et dans des dortoirs d’une capacité de 10 personnes, le nombre des occupants a monté jusqu’à 24 !

Alors que la prison de Korydalos est une maison d’arrêt, 30% de personnes sont condamnées définitivement. Et sur une population qui compte 1600 des étrangers, il n’y a aucun interprète !

Quant à la mise à disposition des articles d’hygiène corporelle, compte tenu de l’absence de budget prévu spécialement à cet effet, cela se fait au cas par cas, lorsqu’une telle demande est faite, par une personne indigente, et dans la mesure où de tels articles sont disponibles. Les quelques articles qui sont disponibles proviennent de dons. Lire la suite

La famine touche les prisons en Grèce : une des conséquence de la politique d’austérité imposée à ce pays

Il fallait s’attendre à ce que la politique de l’austérité qui touche essentiellement les droits sociaux et les services publics, entraîne comme conséquence la faillite de l’Etat vis-à-vis de  ses obligations élémentaires : nourrir les personnes  enfermées qui  se trouvent, par conséquence, dans l’impossibilité de se nourrir par leurs propres moyens.

Ci-dessous le texte publié par « L’initiative pour les droits des personnes détenues »  à propos des mouvements dans 13   prisons du pays (Grèce) en cours, depuis mi-septembre. Lire la suite