Quand l’austérité tue de S. Basu et D. Stuckler

Les conséquences sanitaires des politiques économiques

Quand l’austérité tue

Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question.

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Euro, terminus ?, par Frédéric Lordon

http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus

La science économique n’existe pas. Il n’y a que de l’économie politique.

Il faut pourtant toujours des événements extrêmes pour dessiller ceux qui feignent de croire, ou pire, croient de bonne foi, que l’administration des choses pourrait remplacer la délibération des hommes. Ça tombe bien, en voilà un qui s’annonce. La perspective d’une sortie de la Grèce de l’euro, puis celle d’une possible décomposition de la monnaie unique par effet de contagion, promettent de rappeler à grand spectacle ce qu’il en coûte d’ignorer la part politique de l’économie. Car il suffirait de figurer l’enchaînement possible des choses sous la forme d’un arbre de décision pour apercevoir que, quoique configuré par des contraintes économiques, chacun de ses points de bifurcation a fondamentalement la nature d’un acte politique de souveraineté. La Grèce continuera-t-elle de se soumettre à l’austérité ? — politique. Décidera-t-elle le défaut en grand ? — politique. L’Europe réagira-t-elle en tentant de la garder dans l’euro ou en la poussant dehors ? — politique. Est-ce la Grèce elle-même qui anticipera en réarmant sa banque centrale et en retournant à la drachme ? — politique.

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Notes d’Athènes et commentaires sur les élections à venir.

La une du journal nationaliste En Peiraiei (06/04/2012)Un bonjour d’Athènes

Je suis arrivé en Grèce depuis quelques jours. C’est un ciel bleu qui m’a accueillit, les jours suivants sont plus pluvieux mais pour un pays connaissant chaque année la sécheresse ça fait du bien.

Malheureusement la pluie ne lave pas certaines choses. Sur la photographie figurant à la “une” de l’hebdomadaire du Pirée : En Piraiei du 06/04/2012 figure un homme portant une capuche noire et tenant un couteau. Le couteau se trouve en premier plan, en net, l’homme au deuxième plan, en flou. Le commentaire accompagnant la photo dit : Interview choc d’un bandit algérien. Suit une citation du dit bandit «Nous sommes venus en Grèce nous faire 100.000 à 150.000 € et on se casse». 

La diffusion de En Piraiei est locale et limitée mais vous pouvez y voir la tendance des journaux nationalistes. Des interviews/articles choc, écrit en dehors de toute déontologie journalistique, d’ailleurs surement inventé de toute pièce pour celui qui fait la une et que je vous ai traduit. Lire la suite