Le financement de l’Aube Dorée. Ses liens avec l’extrême droite russe, les hommes d’affaires grecs et russes. De Leyteris Xaralampopoulos.

Le texte qui suit est une traduction d’un article de Leyteris Xaralampopoulos.

Paru sous le tître : Le financement d’Aube Dorée part l’extrême droite russe, les hommes d’affaire russe et grecs. Revue mensuelle Unfollow, n° 30, Juin 2014, pg 52 à 61. http://unfollow.com.gr/print/from-issue/13108-xrima/

Leyteris Xaralampopoulos dresse dans son article un portrait des différentes sources de  financement d’Aube Dorée (A. D est un parti souvent classé comme néo-nazi). Aube Dorée a à ses débuts été financé par ses sympathisants : armateurs, grands et petits hommes d’affaires grecs. Il existerait aussi d’après lui depuis longtemps des financements provenant de Russie. Les succès électoraux du parti en 2012 et 2014 auraient intensifiés l’intérêt de certains cercles politicos-économiques russes pour le parti. Pour l’Leyteris Xaralampopoulos A.D ne serait pas le seul parti européen d’extrême droite à bénéficier de ce type de soutien. En finançant l’extrême droite européenne certains cercles politicos-économiques russes chercheraient des relais pour défendre leurs intérêts au sein de l’U.E.

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Grèce : L’antisémitisme fait-il la loi ?, par Michaël Löwy

http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-lowy/020713/grece-l-antisemitisme-fait-il-la-loi

mixahl

Un marxiste juif est traîné devant les tribunaux, accusé par les nazis de les avoir « calomniés ». Sommes-nous en Allemagne en 1933? Pas du tout: il s’agit de la Grèce « démocratique »  (avec beaucoup de guillemets) de 2013… L’accusé en question s’appelle Savas Mikhail, brillant intellectuel et dirigeant d’une des organisations de la gauche marxiste-révolutionnaire grecque.

Savas Mikhail est un penseur a-typique et parfaitement « hors normes » : juif grec anti-sioniste et internationaliste, il est l’ auteur d’une œuvre considérable, inclassable, quelque part entre littérature, philosophie et lutte de classes, qui se distingue par l’originalité et le dynamisme de sa démarche. La première chose qui impressionne le lecteur de ses écrits c’est son immense culture : l’auteur connaît de près la Bible, le Talmud, la Kabbale, le théâtre grec ancien, la littérature européenne, la philosophie française contemporaine, la poésie grecque moderne, Hegel et Marx – sans parler de Trotsky, sa principale boussole politique – on pourrait allonger la liste. Lire la suite

Néo-nazis grecs d’Aube Dorée : no pasaran ?, interview avec Dimitris Psarras par Michael Löwy

http://blogs.mediapart.fr/blog/michael-lowy/080213/neonazis-grecs-daube-doree-no-pasaran

Dimitris Psarras, Le livre noir d'Aube Dorée

Dimitris Psarras, Le livre noir d’Aube Dorée

Dimitris Psarras, journaliste grec connu, est un des fondateurs de IOS (: Virus), le complément indépendant –publié chaque fin de semaine dans « Eleftherotypia »– qui, pendant 20 ans, a constitué un havre de journalisme rigoureux. Il est aussi critique, actuellement rédacteur du quotidien autogéré « Efimerida ton Sindakton » (: Journal des Rédacteurs) et l’auteur de l’ouvrage Le livre Noir de Chryssi AvghiMediapart avait déjà publié une interview avec lui il y a quelques mois. 

Interview recueilli et traduit du grec par Eleni Varikas et Michael Löwy.

 

1. Pourrais-tu décrire en quelques mots les origines de l’organisation néo-nazie grecque Chryssi Avghi (CA), l’Aube Dorée ?

Depuis que CA a été fondée au début des années 1980, sa direction est composée du même groupe de personnes, avec comme chef indisputable Nicolaos Mixaloliakos. A l’époque de la dictature militaire des colonels, Mixaloliakos était membre de l’organisation néo-nazie dénommée Parti du Quatre Août, du national-socialiste Constantin Plevris. Après la chute de la dictature, il y a eu de nombreux attentats de nostalgiques de la Junte en collaboration avec les néo-fascistes italiens de l’Ordine Nuovo. Accusé de distribution d’explosifs, Mixaloliakos fut condamné et est resté une année en prison. L’Aube Dorée a été fondée en décembre 1980 comme un groupe fermé de réflexion national-socialiste. En 1984, Papadopoulos, le dictateur emprisonné, a nommé Mixaloliakos premier dirigeant de la jeunesse du parti qu’il a fondé,  EPEN (Union Politique Nationale). Mais il n’est pas resté longtemps dans cette position, parce que cette organisation des partisans de la Junte n’était pas assez dure et, surtout, pas assez antisémite pour son goût. Par la suite, il a réactivé Chryssi Avghi et a continué la propagande nazie. Depuis le début des années 1990, l’organisation a profité de la vague nationaliste, qui a suivi l’affrontement entre la Grèce et l’ancienne République Yougoslave de Macédoine pour le nom de la Macédoine, pour faire ses premières apparitions publiques (par exemple dans les  manifestations populaires nationalistes de masse), tandis que ses agressions commençaient à se faire de plus en plus fréquentes. Lire la suite

Un député néo-nazi lit un passage des Protocoles des Sages de Sion au Parlement grec

http://www.conspiracywatch.info/Un-depute-neo-nazi-lit-un-passage-des-Protocoles-des-Sages-de-Sion-au-Parlement-grec_a954.htmlLe député grec néo-nazi Ilias Kasidiaris

Mardi 23 octobre dernier, Ilias Kasidiaris, porte-parole du parti néo-nazi Aube Dorée, a lu à haute voix un extrait desProtocoles des Sages de Sion au sein de la Vouli, le parlement grec. Apparu en Russie au début du XXe siècle, le fameux faux présentant un plan de domination du monde par les Juifs est un classique de la littérature antisémite.

Panayote Dimitras, de l’ONG Greek Helsinki Monitor, a rapporté que l’intervention d’Ilias Kasidiaris n’avait suscité « absolument aucune réaction »dans les rangs de l’assemblée grecque. Lire la suite

Trois députés grecs perdent leur immunité

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121024.FAP1661/grece-trois-deputes-d-extreme-droite-perdent-leur-immunite.html

ATHÈNES, Grèce – Les députés grecs ont massivement voté mercredi en faveur de la levée de l’immunité de trois membres du parti d’extrême droite Aube dorée.

Deux de ces députés, Panagiotis Iliopoulos et Giorgos Germenis, sont accusés d’avoir participé à des violences contre des vendeurs de rue étrangers. Ils devraient être poursuivis pour avoir outrepassé leur autorité et pour dégradation de propriété. Lire la suite

La peste brune relève la tète dans cette Grèce en crise terminale. Y a–t-il quelqu’un pour l’arrêter ?, par Yorgos Mitralias

Athènes, 28 juin 2012

Malheureusement, les lendemains des élections du 17 juin trouvent la gauche grecque aussi désemparée devant la menace néonazie qu’elle était avant le 6 mai.  La preuve ? Le succès de l’Aube Dorée est présenté comme une exception, comme un simple « point noir » d’une situation générale d’ailleurs très brillante. C’est ainsi que pratiquement toutes les composantes de la gauche grecque (y incluse SYRIZA) décrivent la situation comme un simple assemblage de bons et de mauvais résultats, feignant d’ignorer qu’aussi bien les « bons» que les « mauvais » points (c’est-à-dire l’apparition et le développement foudroyant des néonazis) font partie de la même situation globale, qu’ils sont interdépendants et qu’ils ont un même dénominateur commun, la crise historique de la société grecque, qui les conditionne tous !

La conséquence de cette approche superficielle de la réalité sociale et politique grecque par la gauche grecque est que le phénomène néonazi est assimilé à un…accident historique, à quelque chose de passager et finalement, à un fait politique d’importance secondaire si on le compare aux deux grands événements de temps présents : la montée en flèche de SYRIZA et l’effondrement du bipartisme traditionnel grec. Cependant, les faits sont têtus et résistent à de telles « analyses ».  D’abord, il y a l’activité  quotidienne de néonazis, qui devient de plus en plus redoutable, de plus en plus agressive, ne se limitant plus à viser uniquement les immigrés mais s’étendant désormais aux militants de gauche ou même à des simples badauds qui osent protester. Au lieu de s’assagir vue qu’elle a dorénavant une forte représentation parlementaire (comme le prévoyaient delà tort plusieurs dirigeants de gauche), l’Aube Dorée passe maintenant à l’attaque, tous muscles dehors, multipliant les provocations et les raids dans tout le pays, et revendiquant publiquement son « droit » de frapper qui elle veut quand elle le veut !  Lire la suite

Le fascisme montre son visage

Kasidiaris dans le Parlement

Ni le costume, ni la cravate, ni même un bon maquillage ne suffisent pour masquer le vrai visage du fascisme. Ce matin du 7 juin, le porte-parole et député de l’organisation fasciste Aube Dorée, Ilias Kassidiaris -actuellement poursuivi en justice pour agressions- en a fait la preuve.

Pendant une émission télévisée, il a agressé, devant les caméras, deux députées de gauche. Lors d’une intense dispute où les deux femmes pointaient le fond fasciste et raciste de son organisation, Kassidiaris a jeté un verre d’eau sur la députée de Syriza, Rena Dourou, pour attaquer ensuite la députée du Parti Communiste Grec, Liana Kaneli, avec des coups de poing et ce de manière que relevait des compétences et du professionnalisme… (voir vidéo ci-dessous)

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