La Grèce a déjà fait défaut aux conditions des créanciers; leur crainte est de voir celle-ci imposer ses propres conditions, par Christina Laskaridis

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Traduction : Hélène Tagand

Depuis le séisme politique des élections du 6 mai, la capacité de la Grèce à honorer ou non sa dette et les conséquences d’un éventuel manquement à ses obligations font la une de tous les journaux. Les informations grecques et la presse internationale se font l’écho de la menace d’un vote anti-austérité et de l’incertitude qui plane sur la formation d’un gouvernement, et y vont chaque jour de leurs prédictions et de leurs estimations sur les effets d’un défaut de paiement, notamment sur la stabilité de la zone euro. Pourtant, cette actuelle frénésie (la plus grande panique médiatique depuis l’automne 2009) oublie curieusement le récent défaut de paiement du printemps 2012. La Grèce a en effet manqué à son remboursement pour la cinquième fois de son histoire contemporaine, après l’acceptation du second plan de sauvetage, dans le cadre duquel le secteur privé a contribué à un allègement de la dette. Cette défaillance a cependant été enregistrée et annoncée par les agences de notation. Les politiques imposées par l’élite qui se trouvait précédemment à la tête du pays et par l’actuel premier ministre non élu ont mené la Grèce tout droit au défaut de paiement. Lire la suite

Les nouvelles obligations grecques valent moins que leur valeur nominale.

Maintenant que le suspense de l’accord du secteur privé est terminé, et que les Etats de l’Eurozone ont approuvé le prêt de 130 milliards d’euros, la Grèce devrait en tout cas être en mesure de gérer son surendettement pour un certain temps. Cela ne veut pas dire que la remise sur rail de l’économie grecque est certaine. Lire la suite

L’échange historique des obligations grecques vaut-il 107 milliards?, par Georges Ugeux

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Il est temps de déchirer le voile devant lequel les dirigeants européens ont expliqué au monde l’effort qu’ils avaient arraché au secteur privé (banques, compagnies d’assurances, hedge funds). Il n’y a rien de faux dans ce qu’ils ont dit, mais maintenant que nous avons les détails de cet accord, il est peut être utile de regarder de plus près ce qu’il signifie et quel est son impact sur la dette de la Grèce.

L’annonce de l’International Swaps and Derivatives Association  Lire la suite