Soixante sept ans après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et le procès de Nuremberg, nous voici donc en pleine République de Weimar à la grecque… ,par Yorgos Mitralias


Athènes, le 4 mai 2012

Dépourvue de traditions et des pratiques antifascistes, la gauche grecque, pratiquement toutes tendances confondues, assiste impuissante et désemparée à la répétition dans son pays du drame de la République de Weimar non pas comme une farce mais très probablement comme une tragédie annonciatrice de grands malheurs européens. Les faits récents en témoignent : après avoir investi, pendant ces derniers mois,  ses espoirs dans cette gauche se situant à la gauche de la social-démocratie néolibérale (PASOK), la petite bourgeoisie grecque ruinée et aux abois s’en détourne en un temps record et est maintenant en train de chercher a l’autre extrémité de l’échiquier politique les solutions radicales à ses problèmes historiques et cataclysmiques…

En effet, il a suffit que les formations de la gauche plus ou moins radicale (KKE, Syriza, Antarsya, Gauche Démocratique…) se montrent incapables d’exploiter le fait qu’elles monopolisaient de fait l’opposition au  gouvernement dit d’Union Nationale du banquier Loucas Papadimos, pour que des pans entiers de la société grecque lui tournent, en quelques semaines, le dos et s’orientent vers des formations se situant aux antipodes de la gauche radicale, à l’extrême droite même néonazi ! C’est ainsi que ces partis et coalitions à la gauche du PASOK, voient non seulement se réduire plus que drastiquement ces 50%-54% des préférences qu’elles recueillaient toutes ensemble durant cet hiver, mais aussi que cette réduction se fasse en partie au profit d’une extrême droite violente, raciste et pogromiste, qui veut en découdre avec tout ce qui est rouge ou même rose.  Et tout ca en quelques semaines, pratiquement d’un jour à l’autre!… Lire la suite

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Grèce : pourquoi un parti néonazi pourrait entrer au Parlement

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/05/grece-pourquoi-un-parti-neonazi-pourrait-entrer-au-parlement_1695987_3214.html

Par Flora Genoux

Ce dimanche 6 mai, des millions de Français se rendront aux urnes, comme leurs semblables grecs. Eclipsées par l’actualité politique française, les élections législatives anticipées grecques s’annoncent pourtant comme le marqueur d’une vie politique bouleversée : dans un pays où près d’un jeune sur deux est au chômage, où la cure d’austérité imposée est sans précédent, les deux grands partis historiques pourraient s’effondrer et surtout un petit parti néonazi, faire son entrée au Parlement. Une première, depuis la chute de la dictature et le retour à la démocratie en 1974. Lire la suite