Révélations d’un ténor de MEGA : les médias grecs ont été invités à se taire sur la non viabilité de la dette, par Okeanos

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Giannis Pretenteris

Giannis Pretenteris

La récente révélation du journaliste de MEGA Giannis Pretenteris fait sensation. Ce dernier a indiqué qu’en 2010, lui et ses collègues auraient caché à leurs téléspectateurs et à leurs lecteurs la non-viabilité de la dette grecque – évènement qui a permis l’attaque de la troïka contre la Grèce.

Dans un entretien à iefimerida, Pretenteris laisse entendre qu’il a accepté des consignes spécifiques pour le faire, de la part d’individus qu’il ne mentionne pas.

Il explique de manière caractéristique dans l’entretien : -« Nous savions tous dès le début que la dette n’était pas viable, mais ils nous ont dit de ne pas le dire, que ce n’était pas le bon moment. Le résultat, c’est que jusqu’à 2010, ils ont dit que la dette était viable et nous leur répondions ‘non, elle ne l’est pas’. »

Cette révélation a été faite, de manière symptomatique, moins de 24h avant le rassemblement de protestation prévu aujourd’hui devant le bâtiment de la chaîne MEGA. Lire la suite

Arrestation du journaliste Vaxevanis : Quand l’évasion fiscale s’attaque à la liberté de la presse, par Yiannis Almpanis

le journaliste Kostas Vaxevanis

L’arrestation de l’éditeur et rédacteur en chef du magazine « Hot Doc », Kostas Vaxevanis, est le quatrième cas de restriction à la liberté d’expression survenu les derniers jours. Les trois cas similaires ont été l’arrestation du blogueur satirique « Pastitsios », effectuée sur commande de l’Aube Dorée, les agressions au théâtre Chytirio, menées par la même bande néonazie (1), et la censure d’un baiser homosexuel de la série télévisée britannique « Downton Abbey », exercée par une chaine de télévision publique (2). Cependant, le dernier incident est d’une différence significative : cette tentative de musellement ne relève pas d’un quelconque « outrage public aux bonnes mœurs », mais d’une révélation journalistique importante concernant la vie politique du pays. Vaxevanis a été arrêté parce qu’il a fait ce que tout journaliste aurait dû faire dans n’importe quel pays du monde où la liberté de la presse est respectée : il a révélé une information d’une importance politique majeure.  Lire la suite

Une chaîne de la télévision publique grecque, censure les baisers de la série « Downton Abbey ».

Traduction de l’article paru dans l’ Independent, le 16 octobre 2012
La télévision de l’Etat grec a essuyé des tirs du parti d’opposition du pays et la critique de l’opinion publique, pour avoir censuré un baiser gay, le lundi lors de la première diffusion de la série télévisé britannique « Downton Abbey ».
Les Grecs sont entrés dans les sites internet et réseaux sociaux tels que Twitter pour se plaindre contre la décision de la chaîne télévision « NET » de mettre la hache sur une scène du premier épisode, montrant un baiser entre un duc et Thomas, l’impitoyable servant du Downton. NET a défendu sa décision, en faisant allusion aux règles de consentement des parents.
«Aussi incroyable que cela puisse paraître pour un pays démocratique au 21ème siècle, les responsables de la chaîne de télévision « NET  » ont censuré la scène d’un baiser entre deux hommes de la série télévisé « Downton Abbey » », a déclaré le parti SYRIZA dans un communiqué. Lire la suite

Grèce : La démocratie « prise en otage » par les éditocrates, par Frédéric Lemaire

http://www.acrimed.org/article3853.html

Dimanche 17 juin 2012, le parti conservateur Nouvelle Démocratie emporte la victoire aux élections législatives grecques, devançant de peu le parti de gauche Syriza, opposé aux plans d’austérité imposés à la Grèce. Cette victoire est accueillie avec un grand soulagement par les dirigeants européens, dont un certain nombre avaient activement fait campagne en faveur de la droite grecque : les « Européens » – appellation d’usage dans la presse – avaient en effet menacé d’exclure la Grèce de la zone euro en cas de victoire de Syriza. Une campagne partiellement et partialement relayée par la presse…

Le peuple grec a décidément une fâcheuse inclination à « prendre en otage » le reste de l’Europe. Il y a quelques mois, l’annonce, par l’ancien Premier ministre grec, d’un référendum sur les plans d’austérité avait déjà suscité dans les médias des réactions indignées : il s’agissait pour certains d’un « dangereux coup de poker »« une histoire de fous » qui risquait de remettre en question les efforts des « Européens » pour « sauver l’euro » [1]…

Cette fois-ci, il s’agit d’élections démocratiques ; et pour la première fois, Syriza, un parti opposé à l’austérité et attaché au maintien de la Grèce dans la zone euro peut arriver en tête des suffrages. Face à lui, le parti conservateur Nouvelle Démocratie fait campagne, avec les dirigeants européens, « en agitant la peur d’une sortie de l’euro », comme l’indique la correspondante de Libération(18 juin 2012). Force est de constater que la droite grecque et les dirigeants européens ne sont pas les seuls à « agiter la peur d’une sortie de l’euro »Lire la suite

« Athènes aurait triché sur ses fonctionnaires » – l’enfumage du Figaro et d’Alexia Kefalas

http://www.okeanews.fr/athenes-aurait-triche-sur-ses-fonctionnaires-lenfumage-du-figaro-et-dalexia-kefalas/

Alexia Kefalas « révèle » dans cet article du Figaro que « la Grèce aurait triché sur ses fonctionnaires ».

Enfumage ?

La « preuve » d’Alexia Kefalas : 2 rapports de la troïka « selon lesquels la Grèce aurait violé les accords signés avec ses créanciers publics en 2010-2011 en embauchant 70.000 fonctionnaires et 12.000 personnes dans des collectivités locales, alors que le gouvernement socialiste du Pasok s’était engagé à en licencier plusieurs milliers pour honorer ses engagements vis-à-vis de Bruxelles.«

Alexia Kefalas : « Résultat, les chiffres sont confondants. En 2010, 53.000 fonctionnaires ont pris leur retraite. Ce à quoi il faut ajouter 40.000 départs en 2011. Or le rapport que Giorgos Zannias devait transmettre à son successeur, le banquier Vassilis Rapanos, révèle qu’il y a toujours officiellement 692.000 fonctionnaires, soit le même chiffre qu’en 2010 et la réduction nette n’a été en réalité que de 24.000 employés. » Lire la suite

Le « chantage grec » s’invite au comptoir d’Yves Calvi, par Frédéric Lemaire

http://www.acrimed.org/article3838.html

Le plateau de l’émission « C dans l’air » diffusée sur France 5 a parfois des airs de vieux bistrot, avec ses habitués – toujours les mêmes –, son taulier affable et plein de bon sens, et ses sempiternelles discussions de café du commerce. L’émission du 22 mai 2012, « Europe, la crise dope les extrêmes », le confirme : dans le rôle des piliers, on retrouve notamment Roland Cayrol, ex-sondeur chez CSA, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences-po (34 participations à l’émission depuis mai 2011), Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-po (26 participations à son palmarès depuis mai 2011) et un petit jeune plein d’avenir, Jérôme Fourquet, ex-diplômé de Sciences-po, sondeur chez IFOP (seulement huit émissions depuis mai 2011) [1].

Invitée pour témoigner de la situation en Grèce, Alexia Kefalas n’est pas tout à fait une habituée du plateau de « C dans l’air », avec (seulement) quatre émissions depuis mai 2011. Mais son CV joue pour elle : correspondante multicarte pour France 2, France 24, Courrier international, TV5 Monde, et journaliste au Figaro ainsi que pour le « quotidien de référence »grec (dixit Calvi), Kathimerini (un journal historiquement conservateur et proche du parti de centre-droit « nouvelle démocratie » [2]), elle fait office de parfaite « représentante » grecque. Le plateau est bouclé : place au débat. Lire la suite

Le fascisme montre son visage

Kasidiaris dans le Parlement

Ni le costume, ni la cravate, ni même un bon maquillage ne suffisent pour masquer le vrai visage du fascisme. Ce matin du 7 juin, le porte-parole et député de l’organisation fasciste Aube Dorée, Ilias Kassidiaris -actuellement poursuivi en justice pour agressions- en a fait la preuve.

Pendant une émission télévisée, il a agressé, devant les caméras, deux députées de gauche. Lors d’une intense dispute où les deux femmes pointaient le fond fasciste et raciste de son organisation, Kassidiaris a jeté un verre d’eau sur la députée de Syriza, Rena Dourou, pour attaquer ensuite la députée du Parti Communiste Grec, Liana Kaneli, avec des coups de poing et ce de manière que relevait des compétences et du professionnalisme… (voir vidéo ci-dessous)

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