Ils essaient de légaliser les tortures – arrêtons-les !

par le Réseau pour les droits politiques et sociaux (source : http://diktio.org/node/857)

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La publication des photographies des inculpés de Kozani constitue un saut qualitatif à l’entreprise de fascisation de la société grecque. Les tortures ne sont pas inconnues aux postes de police. En particulier ces dernières années, les années du mémorandum et de l’hystérie contre l’immigration : les bastonnades, les maltraitances, les outrages des policiers contre les détenus tendent de devenir un phénomène habituel.

Mais pour la première fois, grâce à la publication des photographies des inculpés de Kozani, lourdement frappés, le pouvoir se montre fier de ses exploits et revendique publiquement son droit d’enfreindre la loi au nom de la défense de la légalité. Le régime du mémorandum ne veut plus dissimuler qu’aux postes de police la violence règne. Il veut exposer et légitimer les tortures. L’objectif est de terroriser  la société.  Le régime qui a commencé  à s’enliser dans le spiral de la violence avec l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos, fait maintenant tout son possible pour le retour aux supplices moyenâgeux.

La construction d’un mouvement subversif de masse qui mettra des barrières à la barbarie ne constitue pas seulement un devoir politique. C’est une action élémentaire de défense de la civilisation.
Athènes, 3/2/2013

Italie: Les renvois de migrants vers la Grèce constituent une violation de leurs droits, par Human Rights Watch

http://www.hrw.org/fr/news/2013/01/22/italie-les-renvois-de-migrants-vers-la-grece-constituent-une-violation-de-leurs-droi

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(Rome,le 22 janvier 2013) – L‘Italie renvoie de manière sommaire des mineurs migrants non accompagnés et des demandeurs d’asile adultes vers la Grèce, où ils subissent les dysfonctionnements du système d’asile et des conditions de détention abusives, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Les passagers clandestins à bord des ferrys provenant de Grèce, parmi lesquels figurent des enfants dès 13 ans, sont renvoyés par les autorités italiennes dans les heures qui suivent leur découverte, sans prise en compte adéquate des besoins spécifiques des mineurs, ou de la volonté de ces personnes de demander l’asile.

Lerapport de 45 pages, intitulé Turned Away: Summary Returns of Unaccompanied Migrant Children and Adult Asylum Seekers from Italy to Greece (« Renvoyés : retours sommaires de mineurs migrants non accompagnés et de demandeurs d’asile adultes de l’Italie vers la Grèce »), expose l’absence d’examen approprié de la situation des personnes qui nécessitent une protection par les agents de la police italienne des frontières dans les ports d’Ancône, de Bari, de Brindisi et de Venise, sur la côte Adriatique. Ces manquements constituent une violation des obligations légales de l’Italie. Human Rights Watch a interviewé 29 enfants et adultes qui ont fait l’objet d’un retour sommaire depuis les ports italiens vers la Grèce, au cours de l’année 2012 pour vingt d’entre eux. Lire la suite

Grèce. Les demandeurs d’asile et les migrants sont persécutés par la police et par des extrémistes de droite, par Amnestie Internationale

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Grece-Les-demandeurs-d%E2%80%99asile-et-les-migrants-sont-persecutes-par-la-police-et-par-des-extremistes-de-7311

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La Grèce bafoue gravement les droits des demandeurs d’asile et des migrants, alerte Amnesty International dans un document de synthèse publié le 20 décembre 2012.

Venus du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, des dizaines de milliers de migrants irréguliers et de demandeurs d’asile en quête d’un refuge, d’une protection ou simplement d’une vie meilleure dans l’Union européenne traversent chaque année la frontière (terrestre ou maritime) entre la Turquie et la Grèce. Ils sont peu nombreux à trouver ce qu’ils cherchent en Grèce.

Le document d’Amnesty International, Greece: The end of the road for refugees, asylum-seekers and migrants, décrit les obstacles auxquels ils se heurtent pour pénétrer dans le pays et les difficultés qu’ils rencontrent une fois là.  Lire la suite

Maternités publiques : prélude d’un « apartheid » à venir, par Maria Louka et Sissie Vovou

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Le gouvernement du Mémorandum intensifie les politiques racistes en matière de santé publique en faisant passer en silence et en catimini ses nouvelles mesures d’exclusion. Récemment, on nous a communiqué une plainte selon laquelle un grand hôpital public demande de la part des femmes migrantes le triple des frais exigés auprès les femmes grecques sans sécurité sociale. Après examen, nous avons constaté que selon le décret publié au Journal Officiel (JO) de la République grecque (FEK B 3096 23/11/2012), les conditions régissant les frais hospitaliers du Système National de Santé (SNS) ont été modifiées : le coût des services médicaux et pharmaceutiques à l’égard des migrant-e-s sans-papiers ou sans sécurité sociale a été doublé.

Selon les nouvelles tarifications, le coût d’accouchement dans une Maternité du SNS pour une femme migrante sans-papiers s’élève à 1 264 euros pour un accouchement par voie basse et 3 jours d’hospitalisation, à 2 090 euros pour une césarienne et à 165 euros pour chaque jour d’hospitalisation supplémentaire. Dès la publication du décret, les Administrations des Maternités du NSN ont été appelées à la discipline. Lire la suite

Grèce: 18 morts et 11 disparus dans un naufrage en mer Egée

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Dix-huit personnes ont perdu la vie et 11 autres sont portées disparues après que leur embarcation de fortune ait chaviré au large de l’île de Mytilène en mer Egée (nord-est de la Grèce), a annoncé samedi la police portuaire du ministère grec de la marine marchande.

« L’accident a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, seule une personne a été repêchée et a été hospitalisée tandis que 11 corps ont été découverts sur la plage Thermi de Mytilène », a fait savoir une responsable du bureau de presse de la police portuaire.  Lire la suite

Immigrés africains en Grèce: pris au piège de la crise (AFP)

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ATHENES – Ils sont arrivés en Grèce depuis la Côte d`Ivoire, le Congo ou le Cameroun, le plus souvent via la Turquie. Leur point commun, la langue française. Aujourd`hui, comme les autres immigrés, ils sont bloqués à Athènes, pris au piège de la crise. Et du racisme.
« La vie n`est pas difficile ici, elle est impossible, invivable », affirme à l`AFP Eugène Manaa, 29 ans, sans papiers camerounais, qui a fait deux mois de prison en Crète (sud) cet été, et craint, depuis qu`il est revenu à Athènes, d`être renvoyé dans son pays.
« Il n`y a pas de travail, pas d`argent, pas de logement, on vit à quinze dans un appartement, pas de papiers, la police nous contrôle à chaque carrefour, on subit le racisme, et on ne peut pas aller dans un autre pays », explique-t-il.
Pour lui, comme pour la plupart de ses compagnons d`infortune qui se retrouvent chaque dimanche dans une église de la banlieue d`Athènes autour d`une messe célébrée par un prêtre français, la Grèce ne devait être que le point d`entrée dans l`Union européenne (UE).
Mais ils ne peuvent en partir depuis le renforcement des contrôles frontaliers, dans ports et aéroports, sous la pression des autres pays de l`UE pour juguler l`immigration illégale. Lire la suite

Migrants : le piège de Patras, par Nathalie Loubeyre

http://www.politis.fr/Migrants-le-piege-de-Patras,18039.html

Nathalie Loubeyre est réalisatrice. Elle revient aujourd’hui de Patras (Grèce), où elle tourne un film sur la politique européenne de « maîtrise des flux ».

À l’heure où la « bêtise systémique » qui gouverne le monde menace sa propre survie, où le projet européen dévoile son vrai visage, antidémocratique et inégalitaire, où se profile une forme de « fascisme financier » dont les institutions européennes sont le fer de lance, il est une réalité dont personne ne parle ou presque. Pourtant, elle dessine bien plus sûrement que d’autres le visage de cette Europe en marche vers le pire.

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