Quand l’austérité tue de S. Basu et D. Stuckler

Les conséquences sanitaires des politiques économiques

Quand l’austérité tue

Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question.

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L’incroyable erreur des experts du FMI, par Arnaud Bouillin et Laurent Neumann

http://www.marianne.net/L-incroyable-erreur-des-experts-du-FMI_a225822.html

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Le principal bailleur de fonds de la planète vient d’admettre sa faute : il a gravement sous-estimé les effets néfastes des cures d’austérité qu’il préconise. «Simple erreur de calcul», dit-il, mais dont les conséquences sont dévastatrices. Or, devinez quoi : les tenants de la rigueur continuent à faire comme si de rien n’était…

L’aveu est incroyable, presque inimaginable. Quatre ans après le déclenchement de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales avec une violence sans égale depuis 1929, l’un des plus grands économistes de la planète, en l’occurrence le directeur du département Recherche du Fonds Monétaire International, vient de publier un rapport dans lequel il avoue que le FMI – et avec lui, l’ensemble des dirigeants européens, ministres des finances, Banque centrale, Commission européenne… – ont gravement sous-estimé les effets néfastes des politiques d’austérité infligées aux Etats les plus endettés. Lire la suite

Le FMI promet un sombre avenir aux Grecs, par Giorgos Delastik

http://www.okeanews.fr/le-fmi-promet-un-sombre-avenir-aux-grecs-par-giorgos-delastik/

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Si le rapport du FMI sur la Grèce publié vendredi 18 janvier prend acte des ravages de l’austérité sur la population et l’économie du pays, il appelle pourtant à poursuivre coûte que coûte le programme de coupes sociales et de privatisations, analyse Giorgos Delastik.

 

Sur le plan économique, les gouvernements Papadreou, Papadimou et Samaras ont taillé en pièces les travailleurs et les retraités, et ont « désossé » avec une sauvagerie fiscale inédite le peuple grec. C’est ce que reconnaît le FMI lui-même (!) dans son rapport sur l’économie grecque qui a été rendu public.

La comparaison effectuée par le FMI avec les autres pays de la zone euro sous tutelle de la Troïka est extrêmement révélatrice. Sur le programme global de coupes en Grèce, 80 pour cent proviennent des réductions faites dans les salaires et dans les retraites, et de la restriction ou de la suppression des dépenses sociales.  Dans les autres pays « troïkanisés », en revanche, le montant correspondant représente 60 pour cent de l’ensemble des coupes. En dépouillant les Grecs ces dernières années sur le plan fiscal, les impôts directs et les « rançonnements » successifs en sont venus à représenter 54 pour cent des recettes de l’Etat, tandis qu’ils constituent 46 pour cent chez les pays européens touchés par les mêmes maux. Lire la suite

La Grèce plongée en récession pour une erreur de calcul du FMI, par Pi.M.

http://www.humanite.fr/monde/la-grece-plongee-dans-la-recession-pour-une-erreur-de-calcul-506284

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Le ministre des Finances grec, un libéral de droite, a fait un triste calcul. Il a démontré que la troïka s’était trompée amplement sur le résultat des plans d’économie. Malgré les savants calculs et les « modèles mathématiques » du FMI, il faut se rendre à l’évidence : 1 euro de rigueur, c’est 1 euro de moins dans l’économie.

Le pari du FMI et de la troïka c’était d’affirmer que certes, les plans de rigueur drastiques vont contracter l’économie mais pas autant que cela va permettre d’économiser. Ils avaient inventé pour chiffrer cela « le coefficient multiplicateur » des mesures de rigueur sur le recul de croissance, qu’ils avaient estimé à 0,5. Autrement dit, quand la Grèce adoptait un plan de rigueur de 50 milliards d’euros, comme celui de 2010, il y aurait 25 milliards d’économies réalisées, et 25 milliards de récession. Sauf que depuis 2009, ce fameux coefficient multiplicateur est égal à 1. Le FMI vient lui même de reconnaitre ses erreurs dans un rétro-pédalage récent.
Aucun des nombreux plans de rigueur qui ont été imposé en Grèce n’a permis de faire 1 euro d’économie sur la dette, tout a disparu dans la récession, ce sont des milliards d’euros que les Grecs ont déjà payés en recul de leur niveau de vie, tout cela pour des prunes. Lire la suite

An amazing mea culpa from the IMF’s chief economist on austerity, by Howard Schneider

http://www.washingtonpost.com/blogs/wonkblog/wp/2013/01/03/an-amazing-mea-culpa-from-the-imfs-chief-economist-on-austerity/

IMF chief economist Olivier Blanchard writes that the fund misjudged the impact of austerity on European economies. (Stephen Jaffe/IMF)

IMF chief economist Olivier Blanchard writes that the fund misjudged the impact of austerity on European economies. (Stephen Jaffe/IMF)

Consider it a mea culpa submerged in a deep pool of calculus and regression analysis: The International Monetary Fund’s top economist today acknowledged that the fund blew its forecasts for Greece and other European economies because it did not fully understand how government austerity efforts would undermine economic growth.

The new and higly technical paper :  http://www.imf.org/external/pubs/cat/longres.aspx?sk=40200.0  looks again at the issue of fiscal multipliers – the impact that a rise or fall in government spending or tax collection has on a country’s economic output. Lire la suite

Le FMI dément l’accord entre la Grèce et ses créanciers

http://www.levif.be/info/belga-generique/le-fmi-dement-l-accord-entre-la-grece-et-ses-creanciers/article-4000198618309.htm#

(Belga) Le FMI a, comme la Commission européenne, démenti mercredi tout accord entre la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux, alors que les autorités d’Athènes avaient affirmé avoir obtenu un délai de deux ans pour mener à bien leur ajustement budgétaire. 

Le FMI dément l’accord entre la Grèce et ses créanciers « Il y a eu des progrès ces derniers jours mais des questions en suspens doivent encore être réglées avant qu’un accord complet soit conclu », a indiqué le Fonds monétaire international dans un communiqué. (PVO) Lire la suite