Le phénomène Syriza : La «radiographie» de son vote et évolution de ses positions, par Fivos Marias

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article25419#nb31

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article25418#nh27

en deux parties, ici attachées

Présentation: Le présent article, intitulé « Le phénomène SYRIZA », concentre son attention à SYRIZA, à son score électoral, ses positions principales ainsi qu’aux évolutions de celles-ci. Ce choix a été effectué parce que le public français et européen semble très intéressé par SYRIZA. Un article ultérieur analysera la totalité des résultats des élections en Grèce.

L’article est assez long mais il détaille les aspects qui nous semblent intéressants autour du « phénomène SYRIZA ». La première partie de l’article essaye de donner le cadre de l’article ainsi que d’expliquer brièvement les débats qui ont lieu en ce moment même en Grèce ou au niveau européen et mondial autour de la Grèce. La deuxième partie procède à une analyse du vote de SYRIZA. Pour cela des données issues des enquêtes d’opinion après le vote du 6 Mai ont été utilisées ainsi qu’une analyse des résultats de SYRIZA par région-villebureau de vote est effectuée. La troisième partie présente SYRIZA, ses positions, ses pratiques et les évolutions-droitisation de ses positions. Les trois parties peuvent aussi être lues indépendamment les unes par rapport aux autres. Lire la suite

Grèce : Vers un gouvernement de rupture ?, entretien avec Hilaris Dimitris, par Gilardi Paolo

paru en Suisse dans l’Anticapitaliste n°70

 

A la veille des élections du six mai, le ministre des finances d’Allemagne, Wolfgang Schäuble enjoignait les Grecs d’élire une majorité « qui respecte les engagements pris envers les créanciers internationaux par la coalition gouvernementale actuelle » [1].

 

 

Peine perdue, puisque plus de 65% des Grecs ont voté contre les diktats de l’Union Européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international.

Une période nouvelle s’est ouverte en ce six mai à Athènes.

Pour en parler, Dimitris Hilaris, de l’organisation OKDE-Spartakos.


L’anticapitaliste : Dimitris, un premier bilan du vote du six mai ?

Dimitris Hilaris : Il faut relever trois faits marquants. D’abord, le résultat du 6 mai est un désaveu cinglant de la troïka. C’est un vote contre l’austérité qui nous est imposée, c’est l’aboutissement des mobilisations de ces mois. Ensuite, il faut souligner le fait que, pour la première fois depuis la chute de la dictature, ce n’est pas le PASOK qui fait le plein des voix des classes populaires, mais les forces à gauche de la social-démocratie. Syriza, la coalition de la gauche radicale, le parti communiste et la coalition de la gauche anticapitaliste, Antarsya, récoltent ensemble presque 30% des voix. Si on leur ajoute les Verts, on frôle les 35%. Décidément, on assiste à un changement du comportement électoral des salariés.

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En Grèce, la théorie des deux extrêmes, par Vicky Skoumbi

à droite, à gauche

Les résultats des élections en Grèce ont été présentés par certains médias français comme une montée des partis situés aux deux extrémités de l’échiquier politique. Des partis qui bien qu’équidistants constitueraient par leur discours un «front du refus» à l’Europe.

Cet amalgame ahurissant entre l’Aube Dorée – un parti néonazi dont plusieurs membres sont en attente de jugement pour agressions criminelles – et Syriza – la coalition de gauche radicale – semble plus qu’une simple erreur d’appréciation, de jugement ou de terminologie. Désigner Syriza comme un «pendant gauchiste» de L’Aube Dorée est à la fois un acte de délégitimation politique et d’occultation de la vision pro-européenne qui est la sienne. Mais c’est également une tentative d’étouffer, en la minorant, l’irruption sur le devant de la scène politique grecque d’une gauche décidée et engagée, à mille lieux de la soi-disant gauche du Pasok et de ses réformes néolibérales. En fait, Syriza, loin de constituer une menace pour la démocratie et l’Europe, s’attaque, de plein fouet, à leur évidente subordination au système financier.

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L’avenir de l’Europe se joue en Grèce, par Etienne Balibar, Michaël Löwy et Eleni Varikas

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/230512/l-avenir-de-l-europe-se-joue-en-grece

La situation de la Grèce en ce moment est sans précédent depuis la fin de l’occupation allemande en 1944: réduction brutale des salaires et des retraites. Chômage des jeunes à 50%. Entreprises, petits commerces, journaux, maisons d’édition en faillite.

Des milliers de mendiants et SDF dans les rues. Impôts extravagants et arbitraires et coupes à répétition sur les salaires et retraites. Privatisations en série, sabordage des services publics (santé, éducation) et de la sécurité sociale. Les suicides se multiplient. On pourrait continuer la liste des méfaits du « Mémorandum ».

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Grèce/sondage: chute des partis au pouvoir, gauche et extrême droite en hausse, par AFP

Les deux principaux partis grecs, la Nouvelle Démocratie et le Pasok actuellement au gouvernement, rassemblent moins d’un tiers des intentions de vote (27%), sanctionnés pour la politique de rigueur conduite dans le pays, selon un sondage publié jeudi dans le journal Pontiki. Lire la suite