La Grèce et l’Espagne ont aidé l’Allemagne d’après-guerre à se reconstruire : cherchez la différence, par Nick Dearden

source : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2013/feb/27/greece-spain-helped-germany-recover, traduction : http://cadtm.org/La-Grece-et-l-Espagne-ont-aide-l

Allemagne 1923, rationnement alimentaire

Allemagne 1923, rationnement alimentaire

L’Allemagne a émergé de la seconde guerre mondiale en supportant encore des dettes originaires de la première guerre mondiale : les réparations imposées au pays suite à la conférence de paix de Versailles en 1919. Beaucoup, y compris John Maynard Keynes, ont fait valoir que ces dettes impayables et les politiques économiques qui en découlaient ont conduit à la montée du nazisme et à la seconde guerre mondiale.

En 1953, l’Allemagne avait également des dettes due aux prêts pour la reconstruction effectués immédiatement après la fin de la seconde guerre mondiale. Parmi les créanciers de l’Allemagne, on trouvait la Grèce et l’Espagne, le Pakistan et l’Egypte, ainsi que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

La dette allemande était bien inférieure aux niveaux observés en Grèce, en Irlande, au Portugal et en Espagne d’aujourd’hui, et ne représentait qu’un quart du revenu national. Mais même à ce niveau, la préoccupation était vive que le service de la dette obligerait à utiliser de précieuses recettes en devises et mettraient en danger la reconstruction. Lire la suite

La supercherie du « Pacte pour la croissance », par Thomas Coutrot et Pierre Khalfa

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/27/la-supercherie-du-pacte-pour-la-croissance_1725420_3232.html?xtmc=coutrot&xtcr=1

« Nos amis allemands ne peuvent pas poser deux verrous à la fois, un sur les eurobonds (obligations pour mutualiser les dettes publiques européennes) et un autre sur le refinancement direct des dettes par la BCE », avait déclaré François Hollande le lendemain de son élection au site Slate.fr. La fermeté du ton employé par le candidat socialiste durant la campagne électorale, et réitérée dès son élection, laissait entrevoir la possibilité d’un bras de fer entre le nouveau pouvoir français, auréolé de sa toute fraîche légitimité électorale et soutenu par les gouvernements conservateurs d’Europe du Sud, et un gouvernement conservateur allemand isolé. Une épreuve de force d’où serait sorti, après quelques épisodes de forte tension, un réel compromis, en particulier sur le rôle de la BCE. Cela n’aurait pas résolu les problèmes de fond de la construction européenne, mais permis sans doute de soulager de la pression des marchés financiers des pays qui, sinon, vont inexorablement sombrer dans l’abîme de la dépression.

Pourtant il aura suffi de quelques déclarations tonitruantes d’Angela Merkel et de son ministre de l’économie Wolfgang Schauble pour que les deux propositions iconoclastes disparaissent du « Pacte pour la croissance » que le même François Hollande propose au sommet européen du 28 juin. Il n’y aura pas de conflit, et donc pas de réel compromis, mais une capitulation en rase campagne comme le montrent les récentes déclaration de Jean-Marc Ayrault renvoyant les « eurobonds » à dans 10 ans. Lire la suite

Le prochain gouvernement doit refuser les termes de l’accord de « sauvetage », par Yanis Varoufakis

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/24/le-prochain-gouvernement-doit-refuser-les-termes-de-l-accord-de-sauvetage_1706860_3232.html

Traduit de l’anglais par Gilles Berton

Selon l’opinion communément admise, la Grèce doit, si elle entend rester dans la zone euro, se plier aux termes et conditions auxquels elle a consenti en échange de son « sauvetage ». Je suis convaincu que l’opinion commune est, une nouvelle fois, profondément erronée ; que la seule possibilité réaliste qu’ait la Grèce de demeurer dans la zone euro est de remettre en cause les termes de son accord de « sauvetage ». En réalité, cela pourrait même être la condition préalable à la survie de la zone euro.

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Où en est la crise dans la zone Euro ?, par Christakis Georgiou

Paru en Suisse dans « solidaritéS » n° 208 (17/05/2012). Titre et intertitres de la rédaction.http://www.solidarites.ch/

Il y a un mois et demi à peu près, la remontée des taux d’intérêt sur les obligations d’Etat espagnoles à un niveau légèrement au-dessus de 6 % a rappelé à pas mal de monde que la crise dans la zone euro n’était pas finie. Les scrutins électoraux du dimanche 6 mai ont confirmé la même chose d’une autre manière.

Il est vrai que, comparés au dernier trimestre de 2011, et en particulier au paroxysme atteint au moment de la démission des gouvernements grec et italien au début du mois de novembre, les quatre premiers mois de cette année ont ressemblé à une croisière tranquille dans des eaux bien calmes.

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La crise de la dette européenne : véritable manne financière pour les argentiers

par Christine Vanden Daelen

L’Union européenne, qui formait autrefois avec les États-Unis un bloc de prospérité pour les détenteurs de capitaux suscite désormais le doute ! Cette crédibilité bafouée est en grande partie imputable à l’extraordinaire expansion de sa dette publique. Lire la suite