« Chez les Grecs », Lettre destinée au dessinateur du Monde Xavier Gorce, par Michel Volkovitch

Hier en ouvrant mon journal, Monsieur, j’ai trouvé ça :


J’ai crurecevoir une gifle. Les Grecs, un ramassis de branleurs… J’ai cru entendre legros rire d’Angela Merkel suivie par des millions de nantis du monde entier. Jene savais pas que Le Monde pouvait courtiserun tel public de beaufs.

Non, les Grecsne passent pas leur temps à glander. Tous les Français n’ont pas un béret etune baguette sous le bras. Et les dessinateurs n’ont pas tous du talent. Connaissez-vousles Grecs ? Moi qui depuis trente ans les fréquente et les traduis, jepeux vous l’assurer, et une étude publiée dans Le Monde le confirme : ils ne bossent pas moins que lesAllemands. Ou que les Français. Ou qu’un dessinateur fort bien payé, sûrement,pour pondre son dessin du jour en un quart d’heure. Ils bossent dans desconditions souvent plus difficiles que nous, ou s’ils ne bossent pas, c’est qu’ilspassent leur temps à chercher du boulot en vain. Lire la suite

Grèce : le FMI et Lagarde ont tout faux, par Damien Millet, Eric Toussaint

http://www.cadtm.org/Grece-le-FMI-et-Lagarde-ont-tout

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a fait une déclaration à propos de la Grèce et de l’Afrique qui exige une mise au point. Voici 30 ans, éclatait la crise de la dette du tiers-monde. Poussés à s’endetter et à exporter de plus en plus, les pays du Sud subissaient de plein fouet la forte hausse des taux d’intérêt et la dégringolade des cours des matières premières orchestrées par les milieux financiers internationaux. Bien sûr, la corruption, l’autoritarisme et la mégalomanie de certains dirigeants de ces pays ont exacerbé la crise, mais ils ne l’ont pas provoquée. L’Afrique a été un continent particulièrement touché, les conditions de vie se sont nettement détériorées et les indicateurs sociaux sont alarmants. Les services publics de santé et d’éducation, entre autres, ont été laminés par les exigences des créanciers, mises en musique par le FMI. Interrogée sur la Grèce, Christine Lagarde déclare au quotidien britannique The Guardian : « Je pense davantage aux petits enfants d’une école d’un petit village du Niger qui n’ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui ont soif d’apprendre ». Christine Lagarde ne précise pas que le Niger a été soumis aux exigences du FMI pendant plus de 25 ans. Elle n’ignore pas que si des enfants nigériens sont privés d’une scolarité normale, le FMI en est largement responsable. Lire la suite

Les dirigeants européens et le FMI doivent laisser les peuples voter librement !, par Attac France

http://www.france.attac.org/articles/apres-la-declaration-scandaleuse-de-christine-lagarde

Le « dérapage » de Christine Lagarde vient couronner une série de déclarations scandaleuses de dirigeants européens. MM. Barroso, Draghi, Schäuble et même malheureusement Laurent Fabius (« on ne peut pas à la fois vouloir rester dans l’euro et ne faire aucun effort ») ont ouvertement menacé les Grecs d’une exclusion de la zone euro au cas où leur prochain gouvernement, qui sera élu le 17 juin prochain, remettrait en cause le mémorandum et les plans d’austérité infligés depuis deux ans à la Grèce. Le même chantage pèse sur les électeurs irlandais appelés à se prononcer à référendum le 31 mai pour ou contre le Pacte budgétaire, qui va aggraver encore et installer définitivement l’austérité en Europe.

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En Grèce, la théorie des deux extrêmes, par Vicky Skoumbi

à droite, à gauche

Les résultats des élections en Grèce ont été présentés par certains médias français comme une montée des partis situés aux deux extrémités de l’échiquier politique. Des partis qui bien qu’équidistants constitueraient par leur discours un «front du refus» à l’Europe.

Cet amalgame ahurissant entre l’Aube Dorée – un parti néonazi dont plusieurs membres sont en attente de jugement pour agressions criminelles – et Syriza – la coalition de gauche radicale – semble plus qu’une simple erreur d’appréciation, de jugement ou de terminologie. Désigner Syriza comme un «pendant gauchiste» de L’Aube Dorée est à la fois un acte de délégitimation politique et d’occultation de la vision pro-européenne qui est la sienne. Mais c’est également une tentative d’étouffer, en la minorant, l’irruption sur le devant de la scène politique grecque d’une gauche décidée et engagée, à mille lieux de la soi-disant gauche du Pasok et de ses réformes néolibérales. En fait, Syriza, loin de constituer une menace pour la démocratie et l’Europe, s’attaque, de plein fouet, à leur évidente subordination au système financier.

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La dette, la Grèce, déconstruction de quelques idées reçues, par le Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique

http://www.audit-citoyen.org/

La crise grecque a amené son lot de commentaires sur la Grèce et les Grecs. Ces derniers, filous, roublards, primesautiers et paresseux, seraient ainsi à l’origine d’une grave crise, qui ne saurait être résolue qu’autrement que par une défection de la zone euro et/ou une succession de plans de rigueur. Lire la suite