Les oubliés de l’histoire, N. Beloyannis et A. Panagoulis

Arte diffuse une série de 20 documentaires de 26 minutes intitulé « Les oubliés de l’histoire ». Chaque épisode de la série peut être visionnée sur le site d’Arte 7+ la semaine suivant la première diffusion. Deux d’entre eux s’intéressent à deux personnalités issues de la gauche grecque : N Beloyannis et A Panagoulis.

Nikos Beloyannis, le martyr communiste, première diffusion le 18/02/17

Aléxandros Panagoúlis,  L’insoumis, première diffusion le 11/03/17

Pourquoi parler d’oubliés? La Grèce traverse entre 1935 et 1974 : l’occupation allemande, une guerre civile, des régimes autoritaires de droite et des dictatures. 40 ans de répression des communistes et de la gauche progressiste (fusillés, mis au bagne et en prison, etc). Pour la comprendre il faudrait contextualiser cette histoire. Replacer les enjeux géopolitiques régionaux et mondiaux de la guerre froide.

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La Grèce n’est pas un pays «normal», par Stathis Kouvelakis

Le texte de l’intervention de Stathis Kouvelakis à la soirée de soutien aux citoyens grecs organisée par Mediapart et Reporteurs Sans Frontières le mardi 18 juin au Théâtre de Châtelet (voir la vidéo ci-dessous).

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Si un doute subsistait encore à ce sujet, il est désormais levé : la Grèce n’est pas un pays « normal ». Dans un pays « normal », de nos jours, en Europe, ce genre de choses n’arrive pas, seulement dans des dictatures ou dans des pays sous occupation. Seulement voilà, sans être sous le joug des militaires, ou d’une armée étrangère, la Grèce a cessé d’être un pays « normal ». Depuis maintenant trois ans, elle a, en effet, pris congé de ce qui, ici ou ailleurs dans notre continent, est considéré comme relevant de la « normalité ».

Car il ne saurait bien entendu y avoir de « normalité », de vie en commun tolérable, dans un pays dévasté, où la récession et le chômage atteignent des niveaux inconnus depuis les années 1930. Dans un pays où la discussion ordinaire des lycéens est la destination vers laquelle elles ou ils comptent émigrer.

Il ne saurait y avoir de « normalité » avec des écoles, des universités, des hôpitaux qui partent à la dérive, quand la population est confrontée à ce qu’on peut qualifier de désastre humanitaire.

Il ne saurait y avoir de « normalité » quand, comme nous l’enseigne l’expérience historique, le désespoir et la colère impuissante d’une société paupérisée et humiliée se tournent contre les groupes les plus fragiles, dont la vie devient un enfer et qui replongent dans une horreur que, là aussi, on croyait oubliée dans nos pays depuis les années 1930. Lire la suite

« Catastroïka » : L’avenir que nous assure les privatisations, interview d’Aris Chatzistefanou par Foivos Marias

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28294

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Licencié par la radio dans laquelle il travaillait en raison de ses opinions, Aris Chatzistefanou est un journaliste grec engagé, un militant social et politique. Co-réalisateur des documentaires Debtocracy et Catastroïka, il a fait récemment une tournée en France.

Peux-tu nous expliquer brièvement de quoi traite ce documentaire  ?

Tout simplement des conséquences de la liquidation totale de la Grèce. Avec le consentement et la complicité du gouvernement grec, la troïka impose au pays un énorme programme de privatisations. Il s’agit en réalité d’une opération de liquidation de la richesse publique. Le documentaire revient sur des exemples de privatisations dans des pays développés comme la France, les USA, l’Angleterre…

Ce documentaire a comme point de départ la liquidation de services publics en Russie et à l’ex-RDA, suite à l’effondrement du mur de Berlin. Ce ne sont pas des cas de privatisations exceptionnelles mais des formes «  extrêmes  » du même système de privatisation qui s’applique encore aujourd’hui aux USA, en Angleterre ou en France… Nous passons en revue les conséquences désastreuses des privatisations pour la population des pays en question sur la politique de tarification, la qualité des services offerts et la sécurité. Catastroïka essaie donc de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s’applique à un pays sous surveillance économique, comme la Grèce. Lire la suite