Rassemblement jeudi 19/09/13 à 19H à la place St Michel suite à l’assassinat de Pavlos Fyssas, militant antifasciste

Après Clément Méric en France, Paulos Fyssas en Grèce.
No Pasaran !
pavlos fyssasLe musicien de hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas est mort. Il a été froidement assassiné par un membre du parti Néo-nazi, Aube Dorée le 17/09/2013. L’antifasciste a reçu des coups de couteau directement au niveau du cœur devant de dizaines des personnes avec la tolérance des forces policières qui ont refusé d’intervenir.
Cet assassinat intervient cinq jours seulement après l’attaque meurtrière des néonazis d’Aube Dorée contre des militants du PC grec qui faisaient un collage dans un quartier ouvrier de Pirée. Ces événements font partie d’une grande série des agressions, des ratonnades et des assassinats des immigrants et des militants antifascistes qui ont eu lieu pendant les dernières années.
Dans un pays où le taux du chômage atteint 28%, où la plupart des travailleurs sont soit licenciés soit au chômage technique, où le 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, les néonazis en pleine collaboration avec le gouvernement grec poursuivent une attaque contre l’ennemi intérieur. Chaque travailleur qui ne baisse pas la tête devant les attaques du capital, chaque immigrant qui essaie de gagner sa vie, chaque femme qui défend ses droits, chaque résistance contre la politique gouvernementale est qualifié « d’ennemi intérieur ». L’Aube Dorée est devenu l’amortisseur parfait de la colère populaire née par le désastre humanitaire provoqué par le gouvernement et la Troïka.
Le gang d’assassins a « bien » choisi les dates des attaques. Au moment où les enseignants menacés de licenciement descendent dans la rue avec une participation à la grève qui monte à 90%, au moment où les travailleurs d’autres secteurs rejoignent les enseignants en lutte, les néonazis jouent le seul rôle qu’ils connaissent depuis 70 ans, celui de l’écrasement de chaque voix libre.
La mort de Pavlos Fyssas n’est pas en vain. Elle rend plus décisives la lutte antifasciste et la lutte des travailleurs contre le gouvernement, la Troïka et l’Aube Dorée, le bras dur du capitalisme.
Les morts de Clément Méric et de Pavlos Fyssas doivent être les derniers crimes des criminels fascistes et néonazis.
Ni en France, ni en Grèce !
Le fascisme, No pasaran !
Solidarité internationale !
premiers signataires :
Initiative des étudiants-es et travailleurs-euses grec-ques à Paris, ANTARSYA-France, SYRIZA-Paris
ATTAC, CADTM, Collectif de Taksim (Paris), Compagnie Erinna, Égalité, FASE, Front Populaire Tunisie (Paris), Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, IPAM, Les Alternatifs, Mouvement de la Paix, Les efFRONTé-e-s, NPA, PCF, PCOF, PG, SNJ-CGT, Solidarité Normandie-Grèce, SUD-BPCE, VISA …

Non à la fermeture d’ERT ! Pour un audiovisuel public de qualité !

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Le gouvernement grec a annoncé hier la fermeture, en l’espace de moins de 12h, de l’organisme de l’audiovisuel public (ERT*) sous prétexte d’ « assainissement et de restructuration ». A l’aide des forces de police, toute émission a cessé avant minuit. Engageant une épreuve de force inédite, cette décision, appliquée par simple décret ministériel, entraine le licenciement direct de 2656 travailleurs et la suppression de presque 4000 postes au total. Inspirée par les consultants du Premier Ministre Antonis Samaras, la fermeture n’a été applaudi que par la Nouvelle Démocratie et l’Aube Dorée ! Tous les autres partis (SYRIZA, Grecs Indépendants et KKE de l’opposition, PASOK et DIMAR de la majorité) l’ont désapprouvée.

La fermeture survient au moment où les commissaires de la troïka sont à Athènes, alors que le gouvernement grec devrait remplir jusqu’à fin juin l’objectif assigné par les créanciers de la Grèce de supprimer 2000 emplois publics. L’épisode vient se rajouter à la longue liste du démantèlement progressif des services publics, en vertu des « plans de sauvetage » et des cures d’austérité auxquels sont soumis les peuples. Et pourtant, le mercredi 5 juin dans un rapport le FMI faisait son mea culpa en ce qui concerne le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 et en remettant en cause l’efficacité même de la structure hybride de la troïka, aujourd’hui en charge de quatre plans de sauvetage dans la zone euro. Lire la suite

À l’attention du Président François Hollande en visite en Grèce

APTOPIX France Hollande Olympics

À Paris, le 18 février 2013

Monsieur le Président de la République Française,

Nous, étudiants et travailleurs grecs à Paris,

Nous, citoyens animés par le désir de démocratie, de justice sociale et d’humanité, membres de différents collectifs ou militants à titre individuel,

Souhaitons attirer votre attention sur la portée de votre visite imminente en Grèce.

Le gouvernement grec poursuit une politique de démolition des droits sociaux acquis depuis des décennies et accélère la ruine économique du pays, plongeant des millions de citoyens grecs dans la détresse.

Cette entreprise néfaste, contraire aux règles parlementaires et constitutionnelles, ainsi qu’à de nombreuses décisions judiciaires de première instance ou de juridictions supérieures, s’effectue avec l’alibi de la situation d’otage dont argue ledit gouvernement et la caution d’instances étrangères – la fameuse « Troïka » : FMI, BCE et UE. Lire la suite

Appel à une réunion de travail contre le fascisme, la répression et l’austérité en Grèce

Le mardi 16 octobre, à 18 h, à la Bourse du Travail, 3, rue du Chateau d’Eau

Contre le fascisme, la répression et l’austérité :
Large mobilisation internationaliste pour la solidarité, maintenant !

La société grecque se trouve désormais dans un « état d’urgence » permanent: Assaut de la police contre la mobilisation antifasciste et ses compagnons de route, attaques et violences contre les travailleurs impayés des chantiers navals en mobilisation, arrestations abusives et mise en accusation vindicative de la part du procureur de la République, collaboration banalisée de la police d’État avec les milices néo-nazies… Et tout cela alors qu’une partie constituée de l’establishment grec parle d’« assimilation des deux extrêmes », prévient du danger imminent d’un scénario à la République de Weimar, et véhicule dans la presse de grande diffusion l’hypothèse d’un coup d’état, afin d’instaurer un climat de terreur et de décourager les luttes sociales et les résistances civiles qui se développent partout dans le pays.

Nous appelons à la constitution d’un triple front: Antifasciste – Contre la Troïka – Pour l’organisation des solidarités sociales.
– Nous soutenons les militants antifascistes qui luttent en ce moment-même dans les rues et les quartiers des villes grecques, et les citoyens en lutte qui portent le poids d’un conflit à armes inégales contre les bataillons d’assaut néonazis dans les cités grecques. Nous sommes enragés par l’existence même de ces ordures nazis qui, avec le soutien de la police nationale, frappent lâchement contre les parties les plus faibles de la société grecque : les immigrés, les sans-abri, les gens sexuellement différents. L’histoire n’est pas encore finie.
– Nous soutenons les luttes des travailleurs, indépendamment de leur origine, leur nationalité ou leur sexe, contre la dictature financière imposée par la Troïka et le grand capital grec. Nous sommes parfaitement conscients du fait que la crise économique sert clairement d’outil d’application de politiques antisociales à travers l’Europe. La Grèce n’était qu’un début.
– Nous soutenons cette Grèce dont on ne parle jamais dans les médias de masse, la Grèce de la solidarité, de la résistance, de ce formidable humanisme qui remplit le pays de réseaux de soutien mutuel, de collectivités locales d’autogestion et de mouvements civils de riposte sociale. Nous sommes fiers d’entrevoir à travers cette attaque colossale des sources de résistance et d’autoorganisation populaires. Nous considérons que ces réseaux portent en eux la semence de l’époque qui succédera à la crise, la fascisation et l’inhumanité. La liberté est notre avenir.

Nous appelons à une lutte commune et à des mobilisations à venir.
– Manifestation commune contre le fascisme, la répression et de l’austérité, et organisation de la solidarité avec tous ceux qui luttent en Grèce.
– Soutien des militants antifascistes arrêtés et des réseaux divers de solidarité.
– Coordination de l’action des pays européens, en particulier contre les objectifs immédiats de la Troïka, à savoir l’application des politiques austéritaires.

Le fascisme montre son visage

Kasidiaris dans le Parlement

Ni le costume, ni la cravate, ni même un bon maquillage ne suffisent pour masquer le vrai visage du fascisme. Ce matin du 7 juin, le porte-parole et député de l’organisation fasciste Aube Dorée, Ilias Kassidiaris -actuellement poursuivi en justice pour agressions- en a fait la preuve.

Pendant une émission télévisée, il a agressé, devant les caméras, deux députées de gauche. Lors d’une intense dispute où les deux femmes pointaient le fond fasciste et raciste de son organisation, Kassidiaris a jeté un verre d’eau sur la députée de Syriza, Rena Dourou, pour attaquer ensuite la députée du Parti Communiste Grec, Liana Kaneli, avec des coups de poing et ce de manière que relevait des compétences et du professionnalisme… (voir vidéo ci-dessous)

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