(Un peu d’imagination) Convertir la dette en investissements de G. Colletis, J-P Robé et R. Salais

Je me permets une petite introduction avant de présenter l’article de G. Colletis, J-p Robé et R. Sala.

Maintenant que les grecs ont dit haut et fort « non » aux mesures d’austérité qui leurs sont imposées depuis 6 ans que va t-il se passer? Pour ce qui est de la gestion de la dette va-t-on changer de paradigme?

Les mesures imposées depuis 6 ans à la Grèce sont un échec. Contrairement aux idées reçues l’argent prêté à la Grèce ne sert pas à son développement ou au financement du fonctionnement de l’état (salaires des fonctionnaires, dépenses, etc). Les prêts accordés servent quasi entièrement qu’au seul service de la dette. C’est à dire au remboursement de la dette et de ses intérêts.

D’ailleurs, « Le véritable défi de la Grèce n’est pas de savoir si avant la fin du mois de juin », ou à la fin de la prochaine échéance « le gouvernement trouvera 1 ou 2 milliards d’euros pour recevoir sa transfusion semestrielle de 7 milliards, mais de décider si on aidera la nouvelle équipe légitimement au pouvoir à construire enfin un Etat, garant d’équité fiscale et de justice sociale : établissement d’un cadastre, lutte contre la fraude et surtout l’évasion devant l’impôt, aide à l’investissement productif plus que contrôle tatillon de la rigueur budgétaire. Là devraient porter l’exigence et le contrôle international ». (Guy Burgel

Au lieu de parler de Grexit l’Union Européenne a besoin de nouvelles idées, elle a besoin de faire rêver.

Une idée très intéressante de gestion de la dette est développée par G. Colletis, J-P Robé et R. Salais dans un article du monde diplomatique de juillet 2015.

Il propose de convertir les dettes des pays en difficultés en investissements afin de re industrialiser ces pays.

Je résume ici leur idée :

Pour eux la dette grecque n’est pas soutenable. Il faut donc restructurer la dette, (notamment pour la dette qui arrive à échéance entre 2016 – 2024) et revoir l’échelonnement des remboursements en fonction de l’excédent primaire du pays. En parallèle on créerait une banque publique d’investissement où les partenaires européens auraient leur mot à dire. La Grèce continuerait à honorer le paiement de sa dette (soutenable cette fois ci). Par contre, l’argent versé n’irait pas aux créanciers mais doterait des fonds chargés d’investir dans l’économie productive du pays. L’argent permettrait ainsi de développer l’industrie locale. Les créanciers seraient remboursés dans un deuxième temps.

Un cercle vertueux pourrait enfin s’enclencher avec la création d’emplois, la hausse des rentrées fiscales, hausse de la consommation etc.

Les auteurs de l’article espèrent même qu’une telle approche permettrait de relancer une réflexion sur les complémentarités industrielles au sein de l’Union.

Pour lire l’article complet :

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/COLLETIS/53221

Une autre solution est proposée dans les mêmes pages, celle de la Sortie de l’euro. Par C. Lapavitsas.

http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/LAPAVITSAS/53222

Une réflexion au sujet de « (Un peu d’imagination) Convertir la dette en investissements de G. Colletis, J-P Robé et R. Salais »

  1. Ping : Un générateur de mesures d’austérité (au moins il fait sourire) | initiative des étudiant-e-s et travailleurs-euses grec-que-s à paris

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