6 avril: réunion publique de solidarité avec les dispensaires sociaux grecs

 

http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2014/03/19/collectif-sfgs-reunion-le-6-avril-a-paris/

Affiche_6_avril

Cher-e-s amis-e-s et camarades,

le collectif ‘’Solidarité France Grèce pour la Santé’’ vous invite à un après-midi solidaire avec les dispensaires sociaux grecs.

À partir de la projection du documentaire

RUINES : Chronique d’une chasse aux sorcières séropositives,

nous pourrons débattre de la situation sanitaire et des expériences alternatives solidaires en Grèce avec

Sofia TZITZIKOU, pharmacienne et animatrice bénévole au Dispensaire/ Pharmacie Solidaire d’Athènes (Kaniggos).

Vous êtes tous et toutes les bienvenues,

le 6 avril de 14h à 19hau CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011, Paris, métro Rue des Boulets

pour partager cette initiative militante autour d’un verre et d’un concert de soutien avec le groupe

Les raisins de la colère.

D’avance nous vous remercions de faire circuler cette annonce dans vos réseaux.

Amitiés solidaires

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Appel international : non au vote de l’amendement raciste

impunity

 

Appel international : non au vote de l’amendement raciste
Grèce : l’impunité des violences racistes et la pénalisation des victimes constituent une nette régression pour l’ensemble de l’Europe 

 

Nous tenons à exprimer notre plus grande inquiétude. Alors que l’impunité des auteurs d’actes racistes prend en Grèce des dimensions alarmantes, au lieu d’y faire face, le gouvernement grec s’apprête à l’institutionnaliser tout en instaurant des sanctions pour les victimes ! La semaine dernière, le gouvernement grec a soumis au Parlement un amendement concernant le Code de l’immigration ; il prévoit l’expulsion des migrants qui ont déposé plainte pour violences commises à leur encontre par des agents de l’État, au cas où cette plainte est rejetée ou classée sans suite. Cette disposition réglementaire ne relève que de l’intimidation pure visant à pénaliser non pas les bourreaux mais les victimes.

En Grèce, la tolérance dont bénéficient les auteurs des violences contre les migrants, et en particulier lorsqu’il s’agit des agents de la police, crée un sinistre précédent. Une longue série des rapports et d’enquêtes réalisées à ce sujet par des organismes nationaux, européens et internationaux en témoigne.
Nous considérons que la tolérance par l’État de la violence raciste, et plus encore l’institutionnalisation de cette tolérance sous prétexte de « protéger » les agents de police contre les migrants et les réfugiés (!) ne relèvent ni du « droit » d’un État, ni d’une modalité d’exercice de sa souveraineté.

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La dissuasion par la noyade : L’Europe forterese et ses cimétières marins, par Vicky Skoumbi

Source: Revue du Conseil Scientifique d’ATTAC « Les possibles » n°2,

https://france.attac.org/spip.php?page=revue-cs&id_article=2895&id_newsletter=1

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Vendredi 21 février 2014

« La garde de frontières ne peut pas se faire sans pertes et pour que je me fasse bien comprendre, elle ne peut pas se faire sans qu’il y ait de morts. » Thanassis Plevris, conseiller du ministère grec de la Santé, cadre du parti Nouvelle Démocratie « Cela a été la pire image de ma vie. J’ai vu mon bébé se noyer et il me regardait. Il continuait à me regarder jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’eau. » Ehsanullah Safi, réfugié afghan, rescapé du naufrage du 19/1/14 à Farmakonisi En novembre 2012 déjà, Giusi Nicolini, la maire de Lampedusa, avait lancé ce terrible appel : « Je suis scandalisée par le silence de l’Europe, qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix, face à une tragédie qui fait des milliers de victimes, atteignant les chiffres d’une véritable guerre (…) Quand on sait que pour ces personnes, la traversée en bateau est la dernière lueur d’espoir, alors je dis que leur mort est une honte et un déshonneur pour l’Europe. » La même se disait « de plus en plus convaincue que la politique d’immigration européenne considère ce bilan de vies humaines comme un moyen de modération du flux migratoire, sinon comme moyen de dissuasion » [1]. La preuve incontestable du bien-fondé de cette hypothèse sinistre fut apportée la nuit du 19 au 20 janvier dernier en mer Egée, avec la noyade des douze femmes et enfants tout près de la côte grecque, à Farmakonisi.

Douze de plus, douze de moins, avec le nombre de cadavres qui jonchent déjà les cimetières marins aux bords du territoire européen, cela ne change pas grand-chose, direz-vous. Dans la sinistre comptabilité de noyés – 136 selon l’estimation la plus basse depuis août 2012 seulement en mer Egée –, le chiffre 12 n’a pas de quoi réveiller les consciences et susciter un tollé. Sauf qu’ici, avec le naufrage à Farmakonisi en Grèce, nous avons la preuve irréfutable d’une stratégie délibérément criminelle : la dissuasion par la noyade. Car il ne s’agit nullement d’un fâcheux accident de plus, dû aux prises de risques inconsidérées de passeurs. À Farmakonisi, les douze femmes et enfants qui ont péri en mer ne furent point les victimes d’un naufrage dû aux intempéries ou aux avaries mécaniques ; leur mort a été délibérément causée par le comportement criminel de la garde côtière grecque qui, après les avoir remorqués à très grande vitesse vers la Turquie, leur a refusé tout secours une fois leur embarcation renversée.

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