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http://blog.occupiedlondon.org/2013/06/15/anarchist-kostas-sakkas-on-hunger-strike-since-june-4/

Over the past few days, numerous acts of solidarity took place throughout Greece in solidarity with imprisoned anarchist Kostas Sakkas, who is on hunger strike since the 4th of June 2013 fighting for his immediate release. On the 11th of June, a treating physician reported that clinically he has profound weakness, fatigue after minimal exertion (e.g. walking from his cell to the prisons infirmary), discomfort, mild dyspnea, dizziness, headache, abdominal pain, and he has lost 3.5kg of weight. Lire la suite

Grève de faim de l’anarchiste Kostas Sakkas depuis 4 juin 2013

http://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com/2013/06/21/greve-de-faim-de-lanarchiste-kostas-sakkas-depuis-4-juin-2013/

Kostas SakkasLe prisonnier anarchiste Kostas Sakkas reste toujours en détention dans les oubliettes de la démocratie depuis plus de 2 ans. Pour lui et pour G. Tsakalos, des détentions ont été imposées, une des 18 mois dans un premier temps, une deuxième consécutive de 12 mois. L’Etat, face au fait de la libération de K. Sakkas début juin et G.Tsakalos  début mai, a prolongé (sans aucune raison objective ou même un prétexte « légal »)  sa deuxième détention pour 18 mois, un fait totalement nouveau à la réalité grecque.

On pourrait noter combien il s’agit  d’une décision au caractère vindicatif, qui ne fait pas partie du cadre légal actuel. Si il semble évident que l’Etat a toujours sous réserve la punition et l’emprisonnement, la majorité des décisions juridiques servent à la punition et non à la  « correction » supposée. Des milliers des personnes ont été condamnées selon de simples indices de culpabilité et non sur la base de faits réels ou même incontestables. Il est connu que la police « enrichit » les dossiers des détenus en  leur attribuant arbitrairement des affaires non closes, n’hésite à créer de toutes pièces des indices, prend part à des pratiques peu recommandables. Lire la suite

Le rôle des chaînes privées de télévision dans la fermeture de ERT

http://www.ertopen.com/

Le 11 juin 2013 le gouvernement a décidé de fermer l’ERT, la radiotélévision publique grecque. Malgré le tollé international provoqué par cette fermeture, toutes les grandes chaînes privées de radiotélévision grecques ont soutenu avec manie et par tous les moyens la décision du gouvernement à travers leurs journaux télévisés et autres émissions d’informations. Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont offert tous leurs moyens techniques pour faire taire la voix et l’image de ERT ouverte et libre, qui n’a jamais cessé de fonctionner grâce à la décision de ses salariés de ne pas la laisser se taire. Des techniciens de chaînes privées ont accompagné les forces de police qui ont sont parties à l’assaut des émetteurs de ERT et qui, après les avoir fermer, ont aidé à émettre le signal numérique, les barres en couleurs, qui étaient retransmises avec l’aide de deux organismes privés, OTE (télécom) et Digea.

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26 Juin : Journée internationale de solidarité avec la lutte des travailleurs de Vio.Me.

http://www.autogestion.asso.fr/?p=3282

« Vous ne le pouvez pas ? Nous, nous le pouvons ! »

« Vous ne le pouvez pas ? Nous, nous le pouvons ! »

La lutte des travailleurs de Vio.Me. est désormais une longue histoire, mais elle est aussi un combat d’avenir.

C’est l’histoire d’une usine abandonnée par les employeurs, oubliée par l’État et le gouvernement, et ignorée des bureaucraties syndicales. C’est l’histoire d’une usine où, comme dans nombre d’endroits, les travailleurs ont perdu leur emploi dans le contexte d’un désastre que les dirigeants appellent restructuration économique, et que nous préférons nommer crise et faillite du capitalisme mondialisé. C’est une histoire de désastre et de destruction, comme il y en a tant d’autres autour de nous.

Mais, c’est avant tout l’histoire d’une fraction de la classe ouvrière qui refuse de baisser les bras. C’est l’histoire d’une auto-organisation des travailleurs sur la base de la démocratie directe basée sur la conscience d’une unité de classe dans laquelle les principes d’organisation sont l’intérêt collectif et les assemblées générales. C’est l’histoire de la reprise et de l’autogestion de l’usine Vio.Me., où le besoin d’un travail et d’une rémunération digne sont le déterminant principal. C’est l’histoire d’une communauté de lutte où les problèmes quotidiens trouvent des solutions collectives. C’est une histoire de créativité. Lire la suite

La Grèce n’est pas un pays «normal», par Stathis Kouvelakis

Le texte de l’intervention de Stathis Kouvelakis à la soirée de soutien aux citoyens grecs organisée par Mediapart et Reporteurs Sans Frontières le mardi 18 juin au Théâtre de Châtelet (voir la vidéo ci-dessous).

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Si un doute subsistait encore à ce sujet, il est désormais levé : la Grèce n’est pas un pays « normal ». Dans un pays « normal », de nos jours, en Europe, ce genre de choses n’arrive pas, seulement dans des dictatures ou dans des pays sous occupation. Seulement voilà, sans être sous le joug des militaires, ou d’une armée étrangère, la Grèce a cessé d’être un pays « normal ». Depuis maintenant trois ans, elle a, en effet, pris congé de ce qui, ici ou ailleurs dans notre continent, est considéré comme relevant de la « normalité ».

Car il ne saurait bien entendu y avoir de « normalité », de vie en commun tolérable, dans un pays dévasté, où la récession et le chômage atteignent des niveaux inconnus depuis les années 1930. Dans un pays où la discussion ordinaire des lycéens est la destination vers laquelle elles ou ils comptent émigrer.

Il ne saurait y avoir de « normalité » avec des écoles, des universités, des hôpitaux qui partent à la dérive, quand la population est confrontée à ce qu’on peut qualifier de désastre humanitaire.

Il ne saurait y avoir de « normalité » quand, comme nous l’enseigne l’expérience historique, le désespoir et la colère impuissante d’une société paupérisée et humiliée se tournent contre les groupes les plus fragiles, dont la vie devient un enfer et qui replongent dans une horreur que, là aussi, on croyait oubliée dans nos pays depuis les années 1930. Lire la suite

ERT : Décision du Conseil d’État, quelques précisions, par Georgia Bechlivanou Moreau

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Hier soir, lundi 17 juin, le Conseil d’État grec a statué sur le recours en référé du syndicat du personnel de l’ERT (POSPERT) contre la décision du premier ministre grec
de fermer ERT et bloquer immédiatement toutes les diffusions. Voici quelques précisions après lecture de la décision du Conseil d’État :

1. Cette décision est provisoire et ne se prononce pas sur le fond de l’affaire;

2. Sur le fond, la décision sera rendue fin septembre;

3. Elle ne concerne qu’un volet du recours : l’arrêt de la diffusion des émissions d’ERT et non pas la fermeture d’ERT;

4. Elle ordonne donc la reprise de la diffusion des émissions, mais laisse la partie de la mise en œuvre de la disparition d’ERT intacte;

5. Sa mise à mort continuera donc à produire des effets jusqu’à l’examen sur le fond en septembre, et sa liquidation peut commencer à tout moment;

6. Elle laisse entendre que les actuelles équipes pourraient continuer à travailler sous le contrôle d’un comité de liquidation, comme dans des procédures de liquidation d’une entreprise, jusqu’à la mise en place de la nouvelle équipe, voire, que la rediffusion ne pourra reprendre que lorsque cette nouvelle équipe sera recrutée.

Pour plus de précisions, nous attendons la nouvelle rencontre de la « troïka de l’intérieur » (Nouvelle Démocratie, PASOK, Gauche Démocratique), programmée pour demain, mercedi 19 juin.