Manifestation internationale le 1er juin : Les peuples unis contre la troïka à Paris

Parvis des droits de l’homme esplanade du Trocadéro
Samedi 1 Juin 2013 – 14:00 – 17:00

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Partout où elle sévit déjà (Grèce, Portugal, Irlande, Chypre…), la Troïka, mise en place par les chefs d’États et de gouvernement européens, sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, la précarité, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle condamne des hommes et des femmes chaque fois plus nombreux à l’émigration et met en concurrence pauvres et encore plus pauvres que soi.

Sous son emprise, nous sommes condamnés à la récession et plongés dans le cercle infernal de l’endettement, dont nous devenons les esclaves. Là où la Troïka ne sévit pas encore, les gouvernements anticipent des mesures d’austérité, de privatisation et de démantèlement des droits sociaux.

Parce que personne ne doit rester seul-e face à la crise, nous devons exprimer partout, toutes et tous ensemble en Europe, notre refus des politiques d’asservissement des peuples. Nous – citoyen-nes, mouvements, syndicats, organisations, représentant-es de collectivités, groupes formels ou informels – appelons à répondre à cet appel à mobilisation. Lire la suite

Campagne pour les Droits a la Santé des Femmes, pour les Droits Sexuels et Reproductifs

par Sonia Mitralia, Sofia Tzitzikou, Katy Stypsanelli, pour le groupe des « Femmes pour les droits sexuels et reproductifs » en collaboration avec le collectif « Femmes contre la dette et les mesures d’austérité ».

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Des initiatives citoyennes développées un peu partout en Grèce ont mis en place des structures autogérées animées par des militants/es bénévoles pour promouvoir des soins gratuits aux quelques 3.000.000 d’habitants  privés de couverture maladie. En effet, 40% de la population de ce pays n’a plus d’accès aux soins. Ces structures autogérées font donc face à une énorme crise sanitaire et à un manque cruel de moyens puisqu’elles sont confrontées aux besoins d’une population exclue du système public de santé.

Les femmes pauvres, dans une large mesure ont perdu leurs droits à la santé et à leurs droits reproductifs et sexuels.

En effet, nous assistons a l’exclusion d’une très grande partie pauvre de la population féminine à la protection de la maternité et de l’enfance, due à la destruction de l’état social et à la privatisation du système d’accès universel à la santé. Nous assistons à une véritable catastrophe humanitaire (depuis la deuxième guerre mondiale, augmentation de la mortalité infantile, de l’abandon des enfants dans des hospices a cause de la pauvreté et de l’impossibilité de les nourrir, des explosions d’infections, de la détresse sexuelle, du stress dans les rapports humains, des violences sexuelles et autres… Lire la suite

Les mesures d’austérité en Grèce sont néfastes pour le respect des droits de l’homme

En passant

Source : www.un.org/french/news

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1 mai 2013 – L’expert indépendant des Nations Unies sur la dette extérieure et les droits de l’homme, Cephas Lumina, a prévenu mercredi que les conditions exigées par les bailleurs de fonds internationaux pour le plan de sauvetage de la Grèce risquent d’entraver les possibilités de garantir un niveau de vie conforme aux normes des droits de l’homme pour un nombre considérable de Grecs. « Plus de 10% de la population en Grèce vit désormais dans une pauvreté extrême et le chômage des jeunes a atteint un taux sans précédent de 59,3% », déplore M. Lumina dans un communiqué de presse au terme d’une mission d’une semaine en Grèce où il s’est rendu pour évaluer l’impact de la crise économique et des mesures d’austérité sur la population.

Afin d’éviter le défaut de remboursement, la Grèce a accepté en 2010 les conditions de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en œuvre des réductions drastiques des dépenses publiques afin de pouvoir recevoir un empreint d’urgence. Lire la suite

Soirée de solidarité avec les dispensaires sociaux autogérés grecs

source : http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/

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Le collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » vous invite à une soirée conviviale en présence d’Alexis Benos et Theodoris Zdoukos, médecins grecs, co-responsables du Dispensaire Social Solidaire de Thessalonique.

 

le vendredi 24 Mai 2013, à partir de 18h30 

au 2, rue de Valenciennes, 75010 Paris, métro : Gare du Nord Lire la suite

Combien de points de suture peuvent tenir sur un visage d’enfant ?, par Ada Psarra

source : http://www.efsyn.gr/?p=49734, traduit et annoté par Vicky Skoumbi.

A peine un mois après l’agression des immigrés de Manolada, des travailleurs saisonniers dans le Péloponnèse, qui le 17 avril dernier se sont faits tirés dessus, à coups de fusil, parce qu’ils demandaient  le paiement de leurs salaires, impayés depuis 6 mois, avec comme résultat une trentaine de blessés, le 6 mai un jeune de quatorze ans se fait tailladé le visage une trentaine de fois par un escadron de l’Aube Dorée (les nazis grecs) à Athènes en plein jour. Le jeune Afghan, victime de cette agression terrifiante, s’est présenté au Bureau de traitements de violences racistes de la police grecque pour déposer plainte et il y a failli être arrêté et expulsé vers son pays par la police sous prétexte qu’il n’avait pas de papiers ; son expulsion n’a pu été évitée qu’in extremis grâce à l’intervention du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU. L’expulsion de victimes d’agressions racistes est une pratique courante de la police grecque qui vise à protéger les agresseurs (nazis ou d’extrême droite), très souvent en connivence avec la police, et dont le procès  ne pourra pas avoir lieu faute de témoins. C’est aussi une mesure prohibitive qui interdit aux migrants sans-papiers de faire appel à la police lorsqu’ils subissent des agressions racistes. Le Réseau du recensement de violences racistes dans son rapport annuel de 2012 a constaté une escalade des violences avec 154 victimes d’agressions racistes recensés et au moins trois morts dans cette même année. Ces chiffres très inquiétants en soi, sont bien en deçà de la réalité. Car un nombre incalculable de victimes renoncent à se faire connaître par peur de représailles ; elles n’osent pas parler en craignant de perdre leur travail, ou de se trouver en camps  de détention administrative ou encore d’être expulsés.

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C’est l’histoire d’un jeune Afghan de quatorze ans qui est venu en Grèce avec sa mère en vue d’une vie meilleure ; il a essayé de partir pour la Suisse où vit son frère mais il a été rattrapé par une Section d’Assaut qui l’a marqué à vie, qui a marqué sa vie.

Trente points de suture sur un visage d’enfant, résultat d’une violence raciste aveugle. Un garçon de quatorze ans qui n’avait rien fait, qui tout simplement existait, a été la cible de la sauvagerie nazie d’une énième section d’assaut.

Il était arrivé en Grèce avec sa mère et son rêve était de partir loin de l’horreur. Le jeune Afghan s’apprêtait de partir avec sa mère pour la Suisse où se trouve son frère. Puisque la légalité stricte ne laisse pas de place pour de tels rêves à un enfant du Tiers Monde, la seule voie possible est l’obtention moyennant argent d’une place tant convoitée sur un avion. Lire la suite