Grèce : Le prix du sang pour la fraise de Manolada !, par Confédération Paysanne

COMMUNIQUE DE PRESSE, Bagnolet, le 19 avril 2013

confcouleur

Le 17 avril, c’est la journée internationale des luttes paysannes, en commémoration de l’assassinat de leaders paysans brésiliens en 1996. En 2013, en Grèce, des travailleurs saisonniers dans les champs de fraises qui venaient réclamer leurs paies en retard se sont fait tirer comme des lapins (une quarantaine de blessés dont quatre dans un état grave)… Les contremaîtres à la solde des patrons continuent, en Grèce comme ailleurs, de vouloir imprimer une géographie de la peur et de la sujétion dans les cultures industrielles.

La Confédération paysanne condamne fermement ces actes scandaleux et attend des autorités que tout soit mis en œuvre pour réprimer les auteurs de ces actes, rétablir une situation de droit pour ces saisonniers spoliés et prendre toute mesure destinée a assurer la protection et le respect de la dignité des travailleurs de la terre.

La Confédération paysanne, membre de la Coordination Européenne Via Campesina, assure de son entier soutien les travailleurs de la fraise de Manolada et engage la société civile à soutenir et organiser toute initiative permettant de révéler et éradiquer les pratiques maffieuses de ce type « d’exploitant agricole ».

La Confédération paysanne souligne l’énorme responsabilité des institutions européennes qui jusqu’à aujourd’hui ont toujours favorisé la mise en place de cultures industrielles, visant le coût de production le plus bas, pour un profit maximum des opérateurs commerciaux, dans le cadre de marchés dérégulés. Elle réitère l’impérative nécessité que l’accès aux aides européennes soit conditionné au respect des codes du travail et à l’application de sanctions immédiates dans le cas contraire.

Enfin, la Confédération paysanne confirme son engagement dans le combat pour le respect des droits de tous les travailleurs de la terre, quels que soient leurs statuts, leurs origines, leur genre. C’est la condition sine qua non pour que le principe de souveraineté alimentaire soit enfin écrit dans le droit international et s’impose alors aux tiers.

Contacts :

Nicolas Duntze, Responsable du dossier migrations : 06 77 74 86 49

Romain Balandier, Membre du Conseil national : 06 13 38 18 28

Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

article lié : https://initiativegrecqueaparis.wordpress.com/2013/04/18/grece-un-superviseur-dune-ferme-tire-sur-ses-employes-bangladais-pres-de-30-blesses-par-okeanos/

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