Grèce Le seul espoir : la solidarité active et résister toutes ensemble !, par Sonia Mitralias

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La tournée féministe qui a eu lieu récemment dans une dizaine de villes en France a permis aux femmes du Portugal, d’Espagne, de Grèce, d’Angleterre, de Hongrie et de France de dessiner une première fresque du gâchis humain, causé par les politiques des créanciers qui empêchent l’application des droits humains, sèment des crises humanitaires et le chaos en Europe. Le témoignage de ces femmes sonne l’alarme et nous prévient de ce que pourrait être bientôt le sort de nous toutes. Voici le texte de la participation de Sonia Mitralia.

En Grèce, nous femmes sommes en train de subir une régression historique sans précédent de nos droits et de notre vie quotidienne.
Et voila tout de suite en quoi se résume cette vie quotidienne dans la Grèce au temps de la Troïka : extrême insécurité et misère, répression et dépendances, violences, exclusion de l’accès aux soins et… désespoir !

Désespoir parce que la Troïka et ces serviteurs locaux persistent, sadiquement, encore et encore avec cette politique catastrophique et improductive qui a déjà démoli l’État Providence en moins de trois ans, a fait exploser l’économie, a provoqué la récession, le chômage de masse… Lire la suite

Révélations d’un ténor de MEGA : les médias grecs ont été invités à se taire sur la non viabilité de la dette, par Okeanos

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Giannis Pretenteris

Giannis Pretenteris

La récente révélation du journaliste de MEGA Giannis Pretenteris fait sensation. Ce dernier a indiqué qu’en 2010, lui et ses collègues auraient caché à leurs téléspectateurs et à leurs lecteurs la non-viabilité de la dette grecque – évènement qui a permis l’attaque de la troïka contre la Grèce.

Dans un entretien à iefimerida, Pretenteris laisse entendre qu’il a accepté des consignes spécifiques pour le faire, de la part d’individus qu’il ne mentionne pas.

Il explique de manière caractéristique dans l’entretien : -« Nous savions tous dès le début que la dette n’était pas viable, mais ils nous ont dit de ne pas le dire, que ce n’était pas le bon moment. Le résultat, c’est que jusqu’à 2010, ils ont dit que la dette était viable et nous leur répondions ‘non, elle ne l’est pas’. »

Cette révélation a été faite, de manière symptomatique, moins de 24h avant le rassemblement de protestation prévu aujourd’hui devant le bâtiment de la chaîne MEGA. Lire la suite

Pendant que les fascistes assassinent, l’État grec réprime les contestations sociales

par des membres du Réseau de Solidarité et d’Information pour l’Action Antifasciste et Antirépressive en Grèce

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Le jeudi 17 janvier deux fascistes, visiblement liés à l’organisation fasciste Aube Dorée, ont assassiné à coups de couteaux Sahtzat Loukman, un immigré pakistanais de 27 ans à Athènes. Ce nouveau crime raciste vient s’ajouter à une longue liste d’attaques et de violences contre les travailleurs immigrés en Grèce (1).

Alors que les fascistes peuvent frapper librement, voire avec le soutien de la police, le gouvernement s’acharne contre plusieurs squats politiques et sociaux dans les quartiers populaires d’Athènes, procédant à leur évacuation par les forces de la police sous prétexte de lutte contre le trafic de drogues ! En réalité, le gouvernement veut faciliter l’action de l’Aube Dorée, freinée dans sa progression dans ses quartiers par la résistance des squats en question (2).

Une vague de répression s’abat sur toute forme de résistance en Grèce sur fond de mobilisations contre l’application des mesures d’austérité, leurs effets dévastateurs et la montée des idées xénophobes et fascistes.  Lire la suite

L’incroyable erreur des experts du FMI, par Arnaud Bouillin et Laurent Neumann

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Le principal bailleur de fonds de la planète vient d’admettre sa faute : il a gravement sous-estimé les effets néfastes des cures d’austérité qu’il préconise. «Simple erreur de calcul», dit-il, mais dont les conséquences sont dévastatrices. Or, devinez quoi : les tenants de la rigueur continuent à faire comme si de rien n’était…

L’aveu est incroyable, presque inimaginable. Quatre ans après le déclenchement de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales avec une violence sans égale depuis 1929, l’un des plus grands économistes de la planète, en l’occurrence le directeur du département Recherche du Fonds Monétaire International, vient de publier un rapport dans lequel il avoue que le FMI – et avec lui, l’ensemble des dirigeants européens, ministres des finances, Banque centrale, Commission européenne… – ont gravement sous-estimé les effets néfastes des politiques d’austérité infligées aux Etats les plus endettés. Lire la suite

Quel destin pour la Grèce néolibérale ?, par Société Louise Michel

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Le mercredi 6 février,

à 19 heures, 

à la Maison des associations du Xe

206, quai de Valmy à Paris

             Métro Louis-Blanc (lignes 7 et 7 bis) ou Jaurès (lignes 2, 5 et 7 bis)

Un jeune grec sur deux est au chômage, plus de 30 % de la population est tombée en dessous du seuil de pauvreté, le PIB du pays a chuté de plus de 15 %. L’« austérité » imposée à la Grèce contemporaine par la commission européenne et le FMI doit rassurer les « marchés », c’est-à-dire les acteurs mêmes de la spéculation et de la crise financière qui ont provoqué l’endettement reproché à la population. Par la domination des banques sur le pouvoir politique et par une précarisation favorisant la montée d’une extrême droite violente et raciste, c’est la démocratie qui est en jeu. Débattons donc des enjeux aussi bien matériels qu’idéologiques du modèle économique destructeur qui, par l’exemple grec, est imposé à l’ensemble de l’Europe.

Avec Benjamin Coriat, professeur d’économie à l’université Paris XIII, coprésident du collectif Les Économistes atterrés, Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια, et Claude Calame, anthropologue helléniste, directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales.

Le FMI promet un sombre avenir aux Grecs, par Giorgos Delastik

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Si le rapport du FMI sur la Grèce publié vendredi 18 janvier prend acte des ravages de l’austérité sur la population et l’économie du pays, il appelle pourtant à poursuivre coûte que coûte le programme de coupes sociales et de privatisations, analyse Giorgos Delastik.

 

Sur le plan économique, les gouvernements Papadreou, Papadimou et Samaras ont taillé en pièces les travailleurs et les retraités, et ont « désossé » avec une sauvagerie fiscale inédite le peuple grec. C’est ce que reconnaît le FMI lui-même (!) dans son rapport sur l’économie grecque qui a été rendu public.

La comparaison effectuée par le FMI avec les autres pays de la zone euro sous tutelle de la Troïka est extrêmement révélatrice. Sur le programme global de coupes en Grèce, 80 pour cent proviennent des réductions faites dans les salaires et dans les retraites, et de la restriction ou de la suppression des dépenses sociales.  Dans les autres pays « troïkanisés », en revanche, le montant correspondant représente 60 pour cent de l’ensemble des coupes. En dépouillant les Grecs ces dernières années sur le plan fiscal, les impôts directs et les « rançonnements » successifs en sont venus à représenter 54 pour cent des recettes de l’Etat, tandis qu’ils constituent 46 pour cent chez les pays européens touchés par les mêmes maux. Lire la suite

Réquisition contre grève dans le métro athénien

Jeudi après-midi, huitième journée de grève dans le métro athénien, le gouvernement grec a décidé la réquisition, une mesure prévue par la loi que dans des circonstances exceptionnelles telles que les fléaux, les épidémies ou les calamités ou au profit de l’armée en cas de guerre ! Cette décision a suscité un tollé syndical et politique et a été dénoncée en tant qu’autoritaire et antidémocratique : « une mesure extrême » contre le droit de grève, selon le secrétaire général de la Confédération Générale des Travailleurs Grecs (GSEE), « une mesure digne d’une junte » selon un délégué du personnel. Il est à noter que le non-respect des consignes de la réquisition se traduit automatiquement à des licenciements.

Appuyés sur une décision de justice jugeant le mouvement « illégal et abusif », le ministre du Développement, Hatzidakis, ainsi que le Premier ministre, Samaras, mènent la bataille idéologique en qualifiant les travailleurs en grève des « privilégiés » et des représentants « d’intérêts corporatistes », tout en ajoutant qu’ils ne vont tolérer aucune exception dans les mesures prévues par le troisième Mémorandum et les plans de rigueur. Au préalable, ils avaient pris soin de gonfler un peu les chiffres en faisant état de salaires moyens bruts à plus de 3.000 euros dans l’entreprise…

De leur côté, les travailleurs se battent pour empêcher une casse du code de travail entrainant l’abolition des subventions collectives dans le secteur, ainsi que contre les coupes drastiques suite à l’alignement des salaires sur une grille générale déjà révisée à la baisse. Voici le témoignage de Spyros Revythis, secrétaire du syndicat des travailleurs au métro d’Athènes : « Je suis électricien avec 22 ans d’ancienneté. Je travaille à 20 et à 30 mètres sous terre, ce qui comporte des risques pour la santé. J’ai déjà attrapé la leptospirose, mordu par un rat. Je suis chargé de la maintenance des réseaux à 20 000 volts, là où nous risquons de nous faire carboniser à la moindre faute. Je travaille la nuit et, obligatoirement, trois dimanches par mois. Toutes ses heures ne seront plus prises en compte. Mon salaire est de 750 euros par mois, auxquels s’ajoutent 150 euros liés aux conditions sous lesquelles je travaille et 110 à 120 euros pour le travail de dimanche. Tout cela brut. »  Lire la suite