Grèce: miner la «fabrique sociale» (I), par Charles-André Udry

http://alencontre.org/laune/grece-miner-la-fabrique-sociale-i.html

La phase qui s’étend du 20 octobre au 17 novembre 2012 [1] est d’une particulière importance dans la situation socio-politique de la Grèce. Ses conséquences sont encore difficilement prévisibles. Dans un premier temps, saisir de manière quelque peu précise les traits de la sombre et dangereuse situation socio-économique nous apparaît comme un préalable avant des considérations sur le «modèle Syriza».

Une récente étude rendue publique par le professeur Haralambos Papa Georgiou, à l’occasion de la conférence nationale de pathologie interne qui s’est tenue à Athènes du 18 au 20 octobre 2012, indiquait que 33% des femmes et 25% des hommes vivant en Grèce souffraient de dépression moyenne à sérieuse. La cause principale en était les répercussions de la dépression économique, avec toutes leurs manifestations sur la vie quotidienne d’une très large majorité de Grecs et sur les possibilités d’une projection dans l’avenir. Lire la suite

How could Greece and Argentina – the new ‘debt colonies’ – be set free? by Ha-Joon Chang

https://apps.facebook.com/theguardian/commentisfree/2012/nov/25/greece-debt-crisis-didnt-need-to-be-this-bad

If nations were able to go bankrupt like companies it would benefit everyone, especially society’s poorest

Protesters wear chains in a protest against Greece’s austerity measures. The burden of debt falls mostly on the weaker members of society. Photograph: Aris Messinis/AFP/Getty Images

Colonialism is back. Well, at least according to leading politicians of the two most famous debtor nations. Commenting on the EU’s inability to deliver its end of the bargain despite the savage spending cuts Greece had delivered, Alexis Tsipras, the leader of the opposition Syriza party, said last week that his country was becoming a « debt colony ». A couple of days later, Hernán Lorenzino, Argentina’s economy minister, used the term « judicial colonialism » to denounce the US court ruling*  that his country has to pay in full a group of « vulture funds » that had held out from the debt restructuring that followed the country’s 2002 default.  Lire la suite

La fôret de Skouries devenu un champ de bataille

http://solidarity-greece.blogspot.be/2012/10/la-foret-de-skouries-devenu-un-champ-de.html

Hier, 24 novembre, à Salonique, il y a eu une manifestation pour la defense de la forêt des Skouries, menacée et en grande partie déjà détruite par les préparatifs de sa transformation en mines d’extraction d’or. Voici la vidéo de a manifestation d’hier, ainsi qu’un article datant de la mobilisation précédente, le 21 octobre, et pointant la répression policière. Nous espérons revenir bientôt à cette question avec un article plus détaillé.

Voici la vidéo de la « manifestation invisible », car absente de tous les média ‘officiels ».

et l’article du 22 octobre 2012

La forêt de Skouries, qui se trouve dans le nord de la Grèce, à la région de Chalkidiki, est devenu un champ de bataille dimanche soir, quand des manifestants locaux ont affronté la police. Presque 2000 manifestants ont marché en paix vers le site de la compagnie Eldorado. Ils protestent contre l’abattage d’une forêt entière, pour permettre à la minière canadienne de poursuivre l’extraction d’or, malgré le coût environnemental et humain néfaste de celle-ci, comme indiqué par plusieurs études d’impact. Encore une fois, le gouvernement soutient le pillage des ressources naturelles afin de satisfaire des compagnies grecques proches des partis gouvernementaux (Mpompolas) et leur complices internationaux (El Dorado), en livrant l’environnement et la santé des cioyens Grecs aux chasseurs de profit, et en mettant à la disposition de ces derniers la police grecque. La manifestation du dimanche dernier s’inscrit dans une série de mobilisations lors des derniers mois, qui ont été supprimées de façon violente par la police, qui a fait usage même de balles plastiques à d’autres occasions. Cette fois-ci les forces anti-émeutes avaient bloqué le passage à l’entrée du site et ont fait une utilisation sans mesure de lacrymogènes pour disperser la foule. Lire la suite

La Russie à la recherche d’une stratégie de croissance, par Jacques Sapir

http://russeurope.hypotheses.org/532

L’économie russe pourrait être sérieusement affectée par la récession qui s’annonce au sein de la zone Euro, mais qui menace aussi dans un certain nombre d’autres pays. D’ores et déjà on voit un certain nombre d’indicateurs commencer à se dégrader. Le ralentissement de l’économie pourrait se confirmer au quatrième trimestre de 2012 comme semblent l’indiquer les résultats de ces derniers mois.

Graphique 1

Source : Comité d’État aux statistiques et Banque Centrale de Russie

Certes, la hausse du revenu moyen se maintient et le chômage est retombé à un niveau très bas. Lire la suite

Film m’animation: À qui profite la dette publique belge?

belga.be, par Loïc Struys

Les syndicats FGTB wallonne et FGTB Bruxelles lancent une nouvelle campagne, baptisée « A qui profite la dette? », afin de sensibiliser le public au poids de la dette et surtout connaître la nature même de la dette publique, ont annoncé mercredi, lors d’une conférence de presse, les deux branches du syndicat socialiste. Pour ce faire, le collectif a réalisé un animation explicative, avec en vedette, le duo Frederic Janin et Stefan Liberski. Site internet, campagne d’affichage, animation didactique et appel aux citoyens. Les FTGB wallonne et bruxelloise se sont donné les moyens pour « lever l’écran de fumée » sur la dette publique belge.

« Briser le tabou de la dette ». Telle est la démarche des deux branches syndicales qui, en association avec le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) et le Centre d’éducation populaire André Genot (CEPAG), viennent de lancer une campagne réclamant un audit de la dette publique de la Belgique. La FGTB veut, à l’instar d’autres organisations en Europe, sensibiliser le public au problème, connaître la nature de la dette publique, « se réapprorier le débat » et « savoir si c’est vraiment à nous de payer l’addition ». Lire la suite