La crise humanitaire en Grèce par Athanasia Bara

Les dimensions économiques et sociales de la pauvreté en Grèce sont dramatiques, avec environ 1/3 des Grecs vivant dans la pauvreté selon une enquête réalisée par Eurostat.

Selon l’enquête de l’Eurostat, 27,7% de la population de la Grèce soit plus de 3.031 millions de personnes vivent dans pauvreté et l’exclusion sociale. C’est la plus haute pauvreté sociale enregistrée dans la zone euro, seule l’Europe de l’Est a des chiffres pire que ça.

En Grèce, se situent sous le seuil de pauvreté, 28,7% des enfants âgés de 17 ans et moins, 27,7% de la population âgée de 18 à 64 ans et 26,7% des plus de 65 ans.

Dans l’ensemble de l’UE 23,4% de la population soit 115 millions de citoyens européens sont confrontés à de graves problèmes financiers. Plus précisément, 27% ​​des enfants âgés de 17 ans, 23,3% de la population âgée de 18 à 64 ans et 19,8% des Européens âgés de plus de 65 ans sont en situation financière désastreuse.

Les taux de pauvreté les plus élevés enregistrés sont en Roumanie Bulgarie (41%), Lettonie (38%), en Lituanie (33%), Hongrie (30%), la Pologne (27,8%) et en Grèce (27,7%). Les taux de pauvreté les plus élevés chez les enfants de moins de 18 ans enregistrés en Roumanie (48,7%), la Bulgarie (44,6%), Lettonie (42%), la Hongrie (38,7%), en Lituanie (34,3%) la Pologne (30,8%), Espagne (29,8%), la Grande-Bretagne (29,7%), Italie (28,9%), la Grèce (28,7%) et le Portugal (28,7%).

Ces statistiques révèlent un état de pauvreté généralisée provoqué par l’échec des différents plans d’austérité (Mémorandum), dictés par la troïka, l’UE et le FMI, comme condition sine qua non des contrats d’emprunts européens, et appliqués par les gouvernements grecs.  Les nouvelles mesures d’Austérité prévues par le troisième Mémorandum, vont être présentées à la chambre  la semaine prochaine.  Une fois votées elles ne feront que  plonger encore plus les citoyen/nes grec/ques dans la misère et le désespoir absolu.

Finalement on n’aurait pas tort de dire qu’à l’heure actuelle la crise en Grèce n’est pas une crise financière, au sens économique du terme. Elle est  surtout une crise humanitaire dont les conséquences politiques se sont déjà enregistrées dans la remarquable montée du fascisme.

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Source: http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-08022012-AP/FR/3-08022012-AP-FR.PDF et  http://www.inegalites.fr/spip.php?article388

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