Fitch ne croit pas à la contagion si la Grèce sort de l’euro

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/24/fitch-ne-croit-pas-a-la-contagion-si-la-grece-sort-de-l-euro_1706724_3234.html

 En cas de sortie de la Grèce de la zone euro, l’agence d’évaluation financière Fitch Ratings croit davantage à une réponse efficace de la zone euro et à un effet de contagion minimal qu’à un scénario plus sombre. « Les conséquences [d’une sortie] dépendraient de la réponse des politiques », a déclaré, jeudi 23 mai, Douglas Renwick, directeur senior au sein de l’entité en charge de la notation des Etats, lors d’une conférence.

Or, en cas de sortie, « nous nous attendrions à une réponse politique forte » des autorités européennes, a-t-il indiqué, ce qui conduirait au maintien des notes des autres pays de la zone euro, selon le scénario de Fitch.

L’agence favorise ce scénario au détriment d’un second, qu’elle n’écarte pas pour autant, et qui verrait une contagion importante aux pays dits périphériques de la zone euro, ce qui aurait notamment pour effet d’augmenter l’engagement financier des pays les plus solides pour les soutenir. Ce scénario plus sombre conduirait vraisemblablement à la dégradation de l’ensemble des pays de l’Union monétaire.

 

Les assureurs espagnols et italiens sont les plus exposés à une sortie de l’euro de la Grèce 

 

Les compagnies italiennes et espagnoles sont les plus exposées du secteur de l’assurance en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, car elles seraient victimes d’un effet de contagion par le biais des banques et de la dette de leurs Etats, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

 

Fitch prévient que même si la sortie de la Grèce de la zone euro donnait lieu à une réponse politique forte des autorités européennes, les assureurs italiens et espagnols seraient vraisemblablement placés sous surveillance négative ou pourraient être dégradés si leurs Etats respectifs l’étaient aussi.

 

Dans sa note de recherche publiée jeudi 23 mai, l’agence relève que les assureurs italiens ont une exposition beaucoup plus importante à la dette souveraine de leur pays que leurs homologues espagnols. Mais les assureurs espagnols, eux, sont plus exposés aux banques espagnoles, « dont certaines peuvent dépendre du soutien de l’Etat », analyse Fitch.

 

Par ailleurs, l’agence considère que les assureurs britanniques et allemands sont« largement protégés » de la crise de la zone euro, à l’exception d’Aviva au Royaume-Uni et d’Allianz en Allemagne. Quant aux compagnies françaises, Fitch juge qu’elles ont une exposition « plus importante, mais gérable », à l’exception de Groupama.

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