La France le pays le plus exposé à une sortie de la Grèce

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202070935531-la-france-le-pays-le-plus-expose-a-une-sortie-de-la-grece-324996.php

La France est le pays qui a le plus à perdre si la Grèce sortait de la zone euro. Tout d’abord en raison de son exposition à la dette de ce pays. La France détient environ 65 milliards d’euros de la dette souveraine grecque (dont 63,3 milliards en engagements du gouvernement) cependant que les banques hexagonales possèdent 37,6 milliards de la dette des entreprises privées non financières. A cette exposition proche de 100 milliards d’euros il faut ajouter les lourdes pertes que les entreprises françaises endureraient si la Grèce revenait à la drachme.

La France est le sixième pays exportateur en Grèce, derrière l’Allemagne, la Russie, l’Italie, la Chine et les Pays-Bas. La Grèce est le premier excédent commercial de la France dans la zone euro et le deuxième dans l’Union européenne, derrière le Royaume-Uni. En dépit de la récession qui frappe ce pays depuis cinq ans, « l’ampleur de notre excédent constitue toujours le trait principal de nos échanges avec la Grèce », indique dans une note d’avril 2012 le service économique de l’ambassade française à Athènes. L’an dernier, l’excédent commercial français vis-à-vis de ce pays s’est élevé à 1,87 milliard d’euros, en recul de 9,9 % sur 2010. L’Hexagone fournit notamment la Grèce (32e client de la France en 2011) en viandes de boucherie (premier produit exporté), produits pharmaceutiques, produits de raffinage, parfums, moteurs et turbines, produits sidérurgiques, produits aéronautiques et céréales. A l’inverse, la Grèce exporte peu en France (62e fournisseur).

Outre la dimension du commerce extérieur, il y a celle des investissements directs français. Selon la Banque de Grèce, le stock d’investissements directs français en Grèce atteint, à la fin 2010, 2,8 milliards d’euros, soit 9,2 % du total. La France est le quatrième investisseur derrière le Luxembourg (5,5 milliards), les Pays-Bas (5,1 milliards) et l’Allemagne (3 milliards d’euros).

Toujours en 2010, la France a supplanté l’Allemagne comme premier investisseur en Grèce avec un flux de près de 570 millions d’euros. « Quelque 150 sociétés à participation française sont implantées en Grèce, le plus souvent en partenariat avec des entreprises grecques. La France est sans doute le premier employeur privé en Grèce, avec quelque 30.000 salariés employés par les filiales françaises », indique une note consulaire. Parmi les entreprises hexagonales les plus implantées, on compte Carrefour, avec plus de 30 hypermarchés, environ 250 supermarchés et plus de 600 magasins de proximité, et Pernod Ricard, numéro deux local des spiritueux.

Tous les secteurs d’activité grecs voient la présence en force des Français : de la pharmacie, avec Pierre Fabre, Servier et Sanofi, à l’aéronautique civile et militaire, avec EADS et Dassault Aviation, en passant par les constructeurs automobiles et Michelin – dotés de filiales de commercialisation -, le tourisme avec entre autres Club Méditerranée, l’énergie, avec Total, ou encore la distribution spécialisée avec Leroy Merlin.

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