Refonder l’Europe. Stopper la marche vers la catastrophe! Maîtriser la crise par la solidarité et la démocratie!

http://www.europa-neu-begruenden.de/france/index.html

Cela ne peut et ne doit pas continuer ainsi. Le projet européen est dans l’impasse. L’Europe traverse une crise existentielle. Même avant la crise, elle était sur de mauvais rails : parce que la construction européenne était basée de façon unilatérale sur la stabilité monétaire et de mauvais critères pour la dette et les déficits, parce que la coordination des politiques économiques était défaillante, parce que la dimension sociale a été négligée. La crise a été aggravée par une politique de dérégulation néolibérale et la rapacité sans bornes des élites financières, qui spéculent contre les pays en crise pour imposer une politique conforme à celle que souhaitent les marchés financiers. L’UE ne contribue pas à la solution mais aggrave la crise à travers le modèle néolibéral de subordination à la domination des marchés (financiers).

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Citoyens grecs et irlandais, refusez l’austérité !

Par Thomas CoutrotDavid FlacherPierre KhalfaCatherine LebrunDamien Millet et Michel Rousseau, membres du Collectif national d’audit citoyen de la dette publique (audit-citoyen.org).

Si vous refusez l’austérité, nous vous excluerons de l’euro. Tel est le message que les dirigeants européens, de José Manuel Barroso («si un pays ne respecte pas les règles, mieux vaut qu’il parte») à Angela Merkel en passant par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne et –dans quels termes méprisants!– Christine Lagarde, directrice du FMI, adressent ouvertement depuis quelques jours aux peuples irlandais et grecs qui vont voter respectivement le 31 mai et le 17 juin prochains. Plus surprenant, le tout nouveau ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, déclarait récemment lui aussi à destination de «nos amis grecs» qu’«on ne peut pas à la fois vouloir rester dans l’euro et ne faire aucun effort».

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Les dirigeants européens et le FMI doivent laisser les peuples voter librement !, par Attac France

http://www.france.attac.org/articles/apres-la-declaration-scandaleuse-de-christine-lagarde

Le « dérapage » de Christine Lagarde vient couronner une série de déclarations scandaleuses de dirigeants européens. MM. Barroso, Draghi, Schäuble et même malheureusement Laurent Fabius (« on ne peut pas à la fois vouloir rester dans l’euro et ne faire aucun effort ») ont ouvertement menacé les Grecs d’une exclusion de la zone euro au cas où leur prochain gouvernement, qui sera élu le 17 juin prochain, remettrait en cause le mémorandum et les plans d’austérité infligés depuis deux ans à la Grèce. Le même chantage pèse sur les électeurs irlandais appelés à se prononcer à référendum le 31 mai pour ou contre le Pacte budgétaire, qui va aggraver encore et installer définitivement l’austérité en Europe.

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Le prochain gouvernement doit refuser les termes de l’accord de « sauvetage », par Yanis Varoufakis

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/24/le-prochain-gouvernement-doit-refuser-les-termes-de-l-accord-de-sauvetage_1706860_3232.html

Traduit de l’anglais par Gilles Berton

Selon l’opinion communément admise, la Grèce doit, si elle entend rester dans la zone euro, se plier aux termes et conditions auxquels elle a consenti en échange de son « sauvetage ». Je suis convaincu que l’opinion commune est, une nouvelle fois, profondément erronée ; que la seule possibilité réaliste qu’ait la Grèce de demeurer dans la zone euro est de remettre en cause les termes de son accord de « sauvetage ». En réalité, cela pourrait même être la condition préalable à la survie de la zone euro.

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Ingérence sans précédent d’Eurobank dans le processus électoral : attaques contre Syriza

http://www.left.gr/article.php?id=1375

Traduit du grec par Sylvie Herold

Le 23 mai 2012

La direction de la  banque menace ses employés de la perte de leur emploi s’ils votent Syriza, tout en les invitant à informer les déposants que leur argent sera en danger en cas de constitution d’un gouvernement de gauche.

 

Texte du communiqué du bureau de presse de Syriza :

Ingérence extrémiste, sans précédent et illégale de la direction d’Eurobank dans le processus électoral : attaques contre Syriza/EKM (Front social unitaire) Lire la suite

L’Europe unie est un rêve, l’austérité et le rejet de l’immigré, un cauchemar

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/28/l-europe-unie-est-un-reve-l-austerite-et-le-rejet-de-l-immigre-un-cauchemar_1708438_3232.html

Par Anthony Giddens, sociologue, Adam Michnik, historien, Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix et écrivain,

 

Stupéfaction : le 6 mai, le parti néonazi Aube dorée faisait son entrée au Parlement grec. Emblème inspiré de la Swastika, salut hitlérien, Mein Kampf comme référence, idéologie raciste et antisémite, négationnisme, ratonnades contre les immigrés, menaces contre les journalistes, culte de la personnalité : Aube dorée s’inscrit dans la filiation directe du Parti national-socialiste allemand qui plongea l’Europe et le monde dans le chaos et le sang.

Cette résurgence de l’idéologie nazie ne concerne pas uniquement la Grèce. EnLettonie, fait nouveau cette année, en réaction aux critiques formulées contre la marche annuelle des anciens Waffen SS, le président de la République a soutenu ces derniers. Lire la suite

Grèce: «Nous demandons un audit international de la dette», entretien avec Sofia Sakorafa

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/180512/grece-nous-demandons-un-audit-international-de-la-dette

Interview réalisée par Gemma Saura et publiée le 17 mai dans le quotidien espagnol La Vanguardia, traduction de Cécile Lamarque.

Un poster de Hugo Chávez décore le bureau de Sofia Sakorafa (Trikala, 1957) dans le quartier de Exarchia, aux façades couvertes de graffitis anarchistes. Ex-députée du Pasok, elle fait partie de la coalition de gauche radicale Syriza et est la parlementaire qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages le 6 mai. Ancienne lanceuse de javelot médaillée olympique, elle fut la première membre du Pasok à se rebeller et fut expulsée suite à son vote contre le premier plan d’ajustement. « Je ne pouvais pas rester au sein d’un parti qui a viré à droite et a appliqué une politique néolibérale qui rompt avec sa tradition et son programme ».

Syriza est une coalition de groupes divers, dont certains défendent la sortie de l’euro. Ne devraient-ils pas être unis sur un thème si crucial ?

C’est très sain qu’il y ait des opinions différentes au sein d’un parti. L’antithèse, c’est le Parti communiste, qui maintient une ligne dogmatique que personne ne peut discuter. Au sein de Syriza, beaucoup d’opinions coexistent. Nous discutons et quand nous décidons d’une position, tous la respectent.

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