La Grèce dans « la peur de Weimar » : le phénomène Chryssi Avghi, par Mehdi Zaaf

http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/280412/la-grece-dans-la-peur-de-weimar-le-phenomene-chryssi-avghi

Parmi les nombreuses questions actuellement débattues dans l’espace public grec, une a particulièrement retenu mon attention. On parle de plus en plus d’un scénario à la « Weimar » qui pourrait survenir dans les mois à venir en Grèce. La république allemande de l’entre deux-guerres avait suscité l’émergence du nazisme faute d’avoir su instaurer un régime politique stable. A la source de ce débat, la montée en puissance du parti néo-nazi Chryssi Avghi (« l’aube dorée »).

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Migrants : le piège de Patras, par Nathalie Loubeyre

http://www.politis.fr/Migrants-le-piege-de-Patras,18039.html

Nathalie Loubeyre est réalisatrice. Elle revient aujourd’hui de Patras (Grèce), où elle tourne un film sur la politique européenne de « maîtrise des flux ».

À l’heure où la « bêtise systémique » qui gouverne le monde menace sa propre survie, où le projet européen dévoile son vrai visage, antidémocratique et inégalitaire, où se profile une forme de « fascisme financier » dont les institutions européennes sont le fer de lance, il est une réalité dont personne ne parle ou presque. Pourtant, elle dessine bien plus sûrement que d’autres le visage de cette Europe en marche vers le pire.

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Vivre en Grèce avec la crise, Georgia Bechlivanou

La crise que connaît la Grèce depuis 4 ans, au lieu de reculer à coups de plans d’austérité et de prêts des milliards, s’aggrave. Nous souhaitons livrer ici un témoignage sur les mesures d’austérité prises à l’autel de la dette (1), les conséquences dramatiques déjà constatées en termes économiques, politiques et humains (2) et les réactions citoyennes de résistance (3)avant de dresser un rapide bilan (4).

1. LES MESURES D’AUSTERITE

Les mesures imposées par la troïka (BCE, FMI, Commission européenne), présentent maintenant quotidiennement en Grèce, avec la complicité des principaux partis politiques grecs ont visé tour à tour : les biens et les services publics, les fonctionnaires, les salariés du privé, les retraités, les jeunes et les malades. Lire la suite

Comment l’euro pourrait être sauvé

http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,828724,00.html

Paul Krugman, traduit de l’allemand par Sissie Bara

L’introduction de l’euro était une erreur fatale. Néanmoins, la monnaie commune pourrait survivre. Pour faire cela, l’Europe doit reconnaître,  les véritables causes de la crise – et  prendre plus d’inflation en compte dans le marché.

Depuis près de 60 ans, l’Europe tente une expérience exceptionnelle qui consiste à établir un continent ravagé par la guerre, à travers  l’intégration économique, et prendre le chemin de la démocratie et de la paix durable. Lire la suite

La violence c’est …, par Savas Metikidis

Savas Metikidis sur la révolte de décembre 2008

Savas, enseignant, 45 ans, père de famille, militant syndical et de gauche radicale, suicidé le 21 avril 2012.

Traduit du grec par Elsa Papageorgiou


La violence c’est de travailler quarante ans pour des miettes et de te demander si et quand tu sortiras à la retraite.

La violence c’est les titres et les actions, les caisses dépouillées de la Sécu, l’arnaque de la Bourse.

La violence c’est d’être obligée de te faire un crédit immobilier que tu va rembourser en or.

La violence c’est le droit inconditionnel de ton employeur de te mettre à la porte quand il veut. Lire la suite

Grèce sous le choc d’un deuxième cas de suicide à caractère politique

La Grèce reste sous le choc  après le suicide de Savvas Metokides, un enseignant de 45 ans  qui a mis fin à ses jours en vue de manifester contre la situation politique et économique en Grèce.

Savvas Metoikides était un enseignant qui travaillait à Athènes. Il est arrivé à sa ville natale Stavroupoli, une ville qui se situe au nord de la Grèce, afin de  passer les vacances de pâques en famille.  Il s’est pendu samedi 21 avril 2012 vers 5 heures dl’après midi à la cave de la maison de son père. Dans la note qu’il a laissé il écrit avoir commis cet acte pour des raisons politiques. Cette note, est en réalité un manifeste contre le mémorandum et les conséquences de la politique économique actuellement appliquée en Grèce. Savvas Metoikides était marié et père des enfants. Lire la suite