"La Grèce, première colonie de la zone euro". A qui le tour ?

En Vedette

Le nouveau plan de « sauvetage » de la Grèce imposé par la Troïka (UE, BCE, FMI) et adopté par les 2/3 du parlement grec contre la volonté populaire plonge le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. En instaurant l’état d’exception, dans lequel règne la menace de la faillite et l’abolition de tout indice de souveraineté du peuple, ce plan accorde aux banques le droit de vie et de mort sur le peuple grec. A ce propos, une des conditions préalables posées de la part des créanciers afin d’accorder ce nouveau prêt est la modification de la Constitution afin que le service de la dette devienne une priorité absolue et ce au détriment de tout autre paiement de l’Etat (salaires, retraites, services publics). Lire la suite

Les mesures d’austérité en Grèce sont néfastes pour le respect des droits de l’homme

En passant

Source : www.un.org/french/news

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1 mai 2013 - L’expert indépendant des Nations Unies sur la dette extérieure et les droits de l’homme, Cephas Lumina, a prévenu mercredi que les conditions exigées par les bailleurs de fonds internationaux pour le plan de sauvetage de la Grèce risquent d’entraver les possibilités de garantir un niveau de vie conforme aux normes des droits de l’homme pour un nombre considérable de Grecs. « Plus de 10% de la population en Grèce vit désormais dans une pauvreté extrême et le chômage des jeunes a atteint un taux sans précédent de 59,3% », déplore M. Lumina dans un communiqué de presse au terme d’une mission d’une semaine en Grèce où il s’est rendu pour évaluer l’impact de la crise économique et des mesures d’austérité sur la population.

Afin d’éviter le défaut de remboursement, la Grèce a accepté en 2010 les conditions de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en œuvre des réductions drastiques des dépenses publiques afin de pouvoir recevoir un empreint d’urgence. Lire la suite

Soirée de solidarité avec les dispensaires sociaux autogérés grecs

source : http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/

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Le collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » vous invite à une soirée conviviale en présence d’Alexis Benos et Theodoris Zdoukos, médecins grecs, co-responsables du Dispensaire Social Solidaire de Thessalonique.

 

le vendredi 24 Mai 2013, à partir de 18h30 

au 2, rue de Valenciennes, 75010 Paris, métro : Gare du Nord Lire la suite

Combien de points de suture peuvent tenir sur un visage d’enfant ?, par Ada Psarra

source : http://www.efsyn.gr/?p=49734, traduit et annoté par Vicky Skoumbi.

A peine un mois après l’agression des immigrés de Manolada, des travailleurs saisonniers dans le Péloponnèse, qui le 17 avril dernier se sont faits tirés dessus, à coups de fusil, parce qu’ils demandaient  le paiement de leurs salaires, impayés depuis 6 mois, avec comme résultat une trentaine de blessés, le 6 mai un jeune de quatorze ans se fait tailladé le visage une trentaine de fois par un escadron de l’Aube Dorée (les nazis grecs) à Athènes en plein jour. Le jeune Afghan, victime de cette agression terrifiante, s’est présenté au Bureau de traitements de violences racistes de la police grecque pour déposer plainte et il y a failli être arrêté et expulsé vers son pays par la police sous prétexte qu’il n’avait pas de papiers ; son expulsion n’a pu été évitée qu’in extremis grâce à l’intervention du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU. L’expulsion de victimes d’agressions racistes est une pratique courante de la police grecque qui vise à protéger les agresseurs (nazis ou d’extrême droite), très souvent en connivence avec la police, et dont le procès  ne pourra pas avoir lieu faute de témoins. C’est aussi une mesure prohibitive qui interdit aux migrants sans-papiers de faire appel à la police lorsqu’ils subissent des agressions racistes. Le Réseau du recensement de violences racistes dans son rapport annuel de 2012 a constaté une escalade des violences avec 154 victimes d’agressions racistes recensés et au moins trois morts dans cette même année. Ces chiffres très inquiétants en soi, sont bien en deçà de la réalité. Car un nombre incalculable de victimes renoncent à se faire connaître par peur de représailles ; elles n’osent pas parler en craignant de perdre leur travail, ou de se trouver en camps  de détention administrative ou encore d’être expulsés.

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C’est l’histoire d’un jeune Afghan de quatorze ans qui est venu en Grèce avec sa mère en vue d’une vie meilleure ; il a essayé de partir pour la Suisse où vit son frère mais il a été rattrapé par une Section d’Assaut qui l’a marqué à vie, qui a marqué sa vie.

Trente points de suture sur un visage d’enfant, résultat d’une violence raciste aveugle. Un garçon de quatorze ans qui n’avait rien fait, qui tout simplement existait, a été la cible de la sauvagerie nazie d’une énième section d’assaut.

Il était arrivé en Grèce avec sa mère et son rêve était de partir loin de l’horreur. Le jeune Afghan s’apprêtait de partir avec sa mère pour la Suisse où se trouve son frère. Puisque la légalité stricte ne laisse pas de place pour de tels rêves à un enfant du Tiers Monde, la seule voie possible est l’obtention moyennant argent d’une place tant convoitée sur un avion. Lire la suite

Indymedia, la droite fascisante et Samaras, par Aris Chatzistefanou

sources : en français, http://www.okeanews.fr/20130427-indymedia-la-droite-fascisante-et-samaras-par-aris-chatzistefanou#axzz2Rec8uQRj, en grec, http://info-war.gr/2013/04/%CF%84%CE%BF-indymedia-%CE%B7-%CF%86%CE%B1%CF%83%CE%AF%CE%B6%CE%BF%CF%85%CF%83%CE%B1-%CE%B4%CE%B5%CE%BE%CE%B9%CE%AC-%CE%BA%CE%B1%CE%B9-%CE%BF-%CF%83%CE%B1%CE%BC%CE%B1%CF%81%CE%AC%CF%82/

Adonis Georgiades (ex LAOS) - Antonis Samaras - Makis "la hâche" Voridis (ex LAOS)

Adonis Georgiades (ex LAOS) – Antonis Samaras – Makis "la hâche" Voridis (ex LAOS)

Le site internet Athens Indymedia a été récemment fermé puis ré-ouvert, après un passage via la plateforme Tor. Régulièrement mise en cause et attaquée, depuis des années, notamment par l’extrême droite, la plateforme indépendante a fait l’objet d’une attention particulière ces dernières semaines. Le porte parole du groupe parlementaire du parti d’Antonis Samaras, sur twitter, avait d’ailleurs félicité le ministre de l’ordre public, N. Dendias, pour la fermeture du site. Et l’histoire montre que les tentatives de museler et décrédibiliser (voir infiltrer) Indymedia sont légion. Retour sur "Indymedia, la droite fascisante et Samaras", par Aris Chatzistefanou, auteur du site InfoWar et co-réalisateur de Debtocracy et Catastroïka.

Traduction : Christine Cooreman

Il semblerait que le gouvernement Kouvelis – Venizelos – Samaras ait décidé de donner une suite favorable à une revendication de longue date de la droite fascisante et néonazie, avec cette nouvelle tentative de museler Indymedia. Au moment où de grandes stations émettant sur des fréquences publiques sont transformées en porte-paroles d’Aube Dorée, le gouvernement s’attaque à toute voix s’opposant à la fascisation des médias grecs attachés au mémorandum.

Cela vaut la peine de rappeler un ancien article de l’équipe d’Ios qui révèle qui étaient les premiers à avoir demandé la fermeture de cette source d’information indépendante :

«Une première campagne contre Athens Indymedia a été lancée par les médias électroniques à l’automne 2002, dans le cadre de la campagne « antiterroriste » coordonnée qui accompagna le démantèlement de l’organisation « 17Ν ». Le site, qui se démarquait de la « lubricité terroriste » hystérique qui prévalait alors, a conduit à des vociférations demandant sa fermeture, notamment après la manifestation massive du 1er octobre. » Lire la suite

Austérité et destruction de la nature : l’exemple grec, entretien avec Roxanne Mitralias par Contretemps

http://www.contretemps.eu/interviews/aust%C3%A9rit%C3%A9-destruction-nature-lexemple-grec-entretien-roxanne-mitralias

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Contretemps : Quelle est la situation en Grèce aujourd’hui ?

Cela fait maintenant près de trois ans que la Grèce est devenue le laboratoire de politiques d’austérité d’une ampleur sans précédent au Nord. On y applique des recettes qu’on nommait « plans d’ajustements structurels » du temps du FMI et qu’on appelle, à l’heure de la Troïka, « plans de sauvetage ». Laboratoire aussi et surtout pour tester la population, évaluer jusqu’où il est possible d’aller sans que celle-ci ne se révolte. Malgré deux dizaines de grèves générales en trois ans et plus de cinq mille manifestations et grèves en 2012, des occupations et des mouvements de désobéissance civile d’ampleur, on peut dire aujourd’hui qu’il est possible d’aller très loin, au-delà de ce qu’il était permis d’imaginer. En termes de droits sociaux, la situation est relativement connue. En moyenne, un grec a perdu 40% de son salaire. Il doit en même temps faire face à l’augmentation du coût de la vie (liée à l’augmentation des taxes, mais aussi à la dépendance aux importations et à certains cartels – comme celui du lait, un des plus chers d’Europe) mais aussi à des impôts faramineux, qualifiés depuis trois ans d’« extraordinaires ». Très souvent ce même grec a perdu son travail, assez vite ses indemnités chômage et sa couverture santé. Il peut alors finir à la rue, ou bien émigrer, certaines fois il est poussé au suicide. Bien sûr il y a encore des grecs qui s’en sortent : ils peuvent compter sur leurs économies – vestiges de la croissance des années 1990, sur les appartements qu’ils ont acquis pendant l’énorme exode rural des années 1960 – vides de locataires maintenant, ou tout simplement sur la famille – lien invisible qui relie la ville à la campagne et permet encore de se nourrir. Mais il y a quelque chose dont on parle peu dans les médias européens. Dans ce fameux laboratoire, on mène d’autres sortes d’expériences. De manière tout à fait concomitante avec la destruction de la société, le gouvernement de la Troïka a pris ses dispositions pour exploiter les ressources naturelles. Evidemment cela se fait par les moyens classiques, c’est-à-dire la diminution des fonds accordés à la protection et la gestion de l’environnement. Cela passe aussi par la remise en cause des dispositions législatives et règlementaires qui barraient tant bien que mal la route à la surexploitation des ressources naturelles. Mais cela va jusqu’à la remise en cause de la constitution grecque qui empêchait (dans plusieurs articles dont l’article 24) l’exploitation privée du littoral et des espaces forestiers ; le mémorandum 2, voté au printemps 2012, accorde désormais cette possibilité. Les plages, par exemple, sont cédées pour 50 ans ! On assiste déjà ou très bientôt à une vague de privatisations, de concessions, de ventes et, d’une manière générale, d’accaparements sans précédent : des ressources minières, des terres, du littoral, de la mer, des forêts, des îles, des sources thermales et des grottes, des monuments archéologiques et des ports ou de la gestion des déchets et de l’eau. A titre d’exemple, fin janvier 2013, l’Acropole et le lac de Cassiopée à Corfou ont été vendus à NCH Capital pour y construire des logements touristiques. Cela se traduit aussi par ce qu’on appelle des éléphants blancs, c’est-à-dire des grands projets inutiles construits contre les besoins des populations, y compris dans une période de récession de cette ampleur : c’est le cas du projet de détournement du fleuve Akhelóös ou des investissements nécessaires pour les énergies renouvelables industrielles. Mais, les formidables cadeaux qu’offre le gouvernement grec au « monde de l’entreprise », ne servent même pas à créer de l’emploi ou améliorer le sort de la population, puisque le chômage atteint 27% en 2012. Dans cette Grèce du XXIème siècle où l’on brade tout pour rien, c’en est fini de la vie telle qu’on l’a connaissait. Le pays devient un protectorat énergétique et la nature se transforme en un nouvel espace d’investissement, immense casino pour les profits des capitalistes avides de continuer à s’enrichir. Bienvenu dans ce monde où cette déesse moderne, la dette, exige qu’on sacrifie à son autel tout ce qui faisait le socle de la société humaine. Lire la suite

Les fraises de Manolada (Grèce) sont tachées du sang des ouvriers !, par Solidaires

COMMUNIQUE DE PRESSE, le 19 avril 2013

Le patronat agricole fait tirer sur les saisonniers immigrés qui demandent leurs salaires !

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Le 17 avril, des travailleurs saisonniers de Manolada dans le Péloponèse (Grèce) se sont faits tirés dessus, à coups de fusil, parce qu’ils demandaient … le paiement de leurs salaires, impayés pour certains depuis 6 mois.

Plusieurs dizaines d’ouvriers sont blessés, certains gravement. Ces travailleurs immigrés sont exploités par le patronat agricole depuis des années ; quand ils « osent » demander les salaires qui leur sont volés depuis des mois, des nervis leur tirent dessus !

Cet acte n’est pas un phénomène isolé ou marginal. Il s’inscrit dans la logique meurtrière du capitalisme qui organise l’écrasement des plus démuni-es. Ouvriers … saisonniers … immigrés … les travailleurs de Manolada sont méprisés par les exploitants exploiteurs ! Au-delà de ce récent épisode, les agressions envers les travailleurs/ses immigré-es sont régulières dans cette région.  Lire la suite

Grèce : Le prix du sang pour la fraise de Manolada !, par Confédération Paysanne

COMMUNIQUE DE PRESSE, Bagnolet, le 19 avril 2013

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Le 17 avril, c’est la journée internationale des luttes paysannes, en commémoration de l’assassinat de leaders paysans brésiliens en 1996. En 2013, en Grèce, des travailleurs saisonniers dans les champs de fraises qui venaient réclamer leurs paies en retard se sont fait tirer comme des lapins (une quarantaine de blessés dont quatre dans un état grave)… Les contremaîtres à la solde des patrons continuent, en Grèce comme ailleurs, de vouloir imprimer une géographie de la peur et de la sujétion dans les cultures industrielles.

La Confédération paysanne condamne fermement ces actes scandaleux et attend des autorités que tout soit mis en œuvre pour réprimer les auteurs de ces actes, rétablir une situation de droit pour ces saisonniers spoliés et prendre toute mesure destinée a assurer la protection et le respect de la dignité des travailleurs de la terre. Lire la suite