"La Grèce, première colonie de la zone euro". A qui le tour ?

Vedette

Le nouveau plan de « sauvetage » de la Grèce imposé par la Troïka (UE, BCE, FMI) et adopté par les 2/3 du parlement grec contre la volonté populaire plonge le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. En instaurant l’état d’exception, dans lequel règne la menace de la faillite et l’abolition de tout indice de souveraineté du peuple, ce plan accorde aux banques le droit de vie et de mort sur le peuple grec. A ce propos, une des conditions préalables posées de la part des créanciers afin d’accorder ce nouveau prêt est la modification de la Constitution afin que le service de la dette devienne une priorité absolue et ce au détriment de tout autre paiement de l’Etat (salaires, retraites, services publics). Lire la suite

6 avril: réunion publique de solidarité avec les dispensaires sociaux grecs

 

http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/2014/03/19/collectif-sfgs-reunion-le-6-avril-a-paris/

Affiche_6_avril

Cher-e-s amis-e-s et camarades,

le collectif ‘’Solidarité France Grèce pour la Santé’’ vous invite à un après-midi solidaire avec les dispensaires sociaux grecs.

À partir de la projection du documentaire

RUINES : Chronique d’une chasse aux sorcières séropositives,

nous pourrons débattre de la situation sanitaire et des expériences alternatives solidaires en Grèce avec

Sofia TZITZIKOU, pharmacienne et animatrice bénévole au Dispensaire/ Pharmacie Solidaire d’Athènes (Kaniggos).

Vous êtes tous et toutes les bienvenues,

le 6 avril de 14h à 19hau CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011, Paris, métro Rue des Boulets

pour partager cette initiative militante autour d’un verre et d’un concert de soutien avec le groupe

Les raisins de la colère.

D’avance nous vous remercions de faire circuler cette annonce dans vos réseaux.

Amitiés solidaires

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Appel international : non au vote de l’amendement raciste

impunity

 

Appel international : non au vote de l’amendement raciste
Grèce : l’impunité des violences racistes et la pénalisation des victimes constituent une nette régression pour l’ensemble de l’Europe 

 

Nous tenons à exprimer notre plus grande inquiétude. Alors que l’impunité des auteurs d’actes racistes prend en Grèce des dimensions alarmantes, au lieu d’y faire face, le gouvernement grec s’apprête à l’institutionnaliser tout en instaurant des sanctions pour les victimes ! La semaine dernière, le gouvernement grec a soumis au Parlement un amendement concernant le Code de l’immigration ; il prévoit l’expulsion des migrants qui ont déposé plainte pour violences commises à leur encontre par des agents de l’État, au cas où cette plainte est rejetée ou classée sans suite. Cette disposition réglementaire ne relève que de l’intimidation pure visant à pénaliser non pas les bourreaux mais les victimes.

En Grèce, la tolérance dont bénéficient les auteurs des violences contre les migrants, et en particulier lorsqu’il s’agit des agents de la police, crée un sinistre précédent. Une longue série des rapports et d’enquêtes réalisées à ce sujet par des organismes nationaux, européens et internationaux en témoigne.
Nous considérons que la tolérance par l’État de la violence raciste, et plus encore l’institutionnalisation de cette tolérance sous prétexte de « protéger » les agents de police contre les migrants et les réfugiés (!) ne relèvent ni du « droit » d’un État, ni d’une modalité d’exercice de sa souveraineté.

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La dissuasion par la noyade : L’Europe forterese et ses cimétières marins, par Vicky Skoumbi

Source: Revue du Conseil Scientifique d’ATTAC « Les possibles » n°2,

https://france.attac.org/spip.php?page=revue-cs&id_article=2895&id_newsletter=1

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Vendredi 21 février 2014

« La garde de frontières ne peut pas se faire sans pertes et pour que je me fasse bien comprendre, elle ne peut pas se faire sans qu’il y ait de morts. » Thanassis Plevris, conseiller du ministère grec de la Santé, cadre du parti Nouvelle Démocratie « Cela a été la pire image de ma vie. J’ai vu mon bébé se noyer et il me regardait. Il continuait à me regarder jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’eau. » Ehsanullah Safi, réfugié afghan, rescapé du naufrage du 19/1/14 à Farmakonisi En novembre 2012 déjà, Giusi Nicolini, la maire de Lampedusa, avait lancé ce terrible appel : « Je suis scandalisée par le silence de l’Europe, qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix, face à une tragédie qui fait des milliers de victimes, atteignant les chiffres d’une véritable guerre (…) Quand on sait que pour ces personnes, la traversée en bateau est la dernière lueur d’espoir, alors je dis que leur mort est une honte et un déshonneur pour l’Europe. » La même se disait « de plus en plus convaincue que la politique d’immigration européenne considère ce bilan de vies humaines comme un moyen de modération du flux migratoire, sinon comme moyen de dissuasion » [1]. La preuve incontestable du bien-fondé de cette hypothèse sinistre fut apportée la nuit du 19 au 20 janvier dernier en mer Egée, avec la noyade des douze femmes et enfants tout près de la côte grecque, à Farmakonisi.

Douze de plus, douze de moins, avec le nombre de cadavres qui jonchent déjà les cimetières marins aux bords du territoire européen, cela ne change pas grand-chose, direz-vous. Dans la sinistre comptabilité de noyés – 136 selon l’estimation la plus basse depuis août 2012 seulement en mer Egée –, le chiffre 12 n’a pas de quoi réveiller les consciences et susciter un tollé. Sauf qu’ici, avec le naufrage à Farmakonisi en Grèce, nous avons la preuve irréfutable d’une stratégie délibérément criminelle : la dissuasion par la noyade. Car il ne s’agit nullement d’un fâcheux accident de plus, dû aux prises de risques inconsidérées de passeurs. À Farmakonisi, les douze femmes et enfants qui ont péri en mer ne furent point les victimes d’un naufrage dû aux intempéries ou aux avaries mécaniques ; leur mort a été délibérément causée par le comportement criminel de la garde côtière grecque qui, après les avoir remorqués à très grande vitesse vers la Turquie, leur a refusé tout secours une fois leur embarcation renversée.

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Compte-rendu de la délégation de la coordination parisienne des sans-papiers

  • COMPTE-RENDU DE LA DÉLÉGATION DE LA COORDINATION PARISIENNE
  • DES SANS-PAPIERS (CSP75) A L’AMBASSADE DE GRECE A PARIS

le 21 février 2014-02-25

  •  A l’issue de la manifestation organisée à l’appel de la CSP75
  • afin de dénoncer la responsabilité du gouvernement grec et les politiques européennes
  • pour leurs traitements inhumains contre les migrants.

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Trois délégués choisis par la Coordination des Sans-papiers 75 se rendent à l’Ambassade, rue Vacquerie (75016), à 50 mètres du rassemblement que nous formons au terme de la manif, où des camarades grecs sont venus soutenir les Sans-papiers: Koné ( SP17ème), Camara (CSP 18ème) et François (Diel). Nous sommes reçus par un conseiller de l’Ambassadeur, Monsieur Gaspar VLAHAKIS, à l’accueil, où toute la conversation se déroulera debout, Monsieur Vlahakis ayant sûrement prévu d’en finir vite : nous resterons une bonne heure à lui présenter les raisons de la manifestation auprès de l’ambassade grecque et les revendications des sans-papiers et migrants.

Nous lui disons d’abord la colère et la révolte des Sans-papiers et migrants en Grèce, en Europe, et pour ce qui nous concerne, en France et à Paris, face au naufrage en mer Egée, d’un bateau de réfugiés d’Afghanistan et de Syrie. Et surtout pour deux raisons : la première est que le bateau se trouvait en zone territoriale grecque, et dans ce cas, les accords de Genève sur le droit d’asile obligent l’Etat concerné à l’accueil en vue de l’examen de leur demande d’asile. Or le bateau a été remorqué par la garde-côtière dans les eaux turques, en toute illégalité ! La deuxième, est que le garde-côtière a donné au remorquage une telle vitesse et a slalomé comme s’il tirait un skieur nautique, si bien que la frêle embarcation portant 24 afghans et 3 syriens, a eu vite fait de couler. Ce 21 janvier 2014, 12 personnes, 3 femmes et 9 enfants, ont péri noyées à proximité de l’île de Farmakonisi ( en grec, cela signifie « Le remède » !). Pour nous, si cela s’est passé ainsi, c’est un crime. Nous nous appuyons sur la foi d’un article du « Monde » du 1er février 2014.

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Appel de la Coordination Parisienne ds Sans-papiers à manifester auprès de l’ambassade grec à Paris

L’APPEL DE LA COORDINATION PARISIENNE DES SANS-PAPIERS

( CSP 75 )

                       à  la  manifestation  auprès de l’Ambassade de Grèce à Paris, le vendredi 21 février 2014

afin de dénoncer la responsabilité du gouvernement grec et les politiques européennes

pour leurs traitements inhumains  contre les migrants

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Photo de la manifestation, vendredi 21 février 2014 (par Vicky)

Les faits. Au matin du 21 janvier 2014, 12 personnes, 3 femmes et 9 enfants, ont péri noyées à proximité de l’île grecque de Farmakonisi, lors du naufrage d’un petit bateau de pêche où s’entassaient clandestinement 24 afghans et 3 syriens en provenance du port turc de Didim. C’est dans les eaux territoriales grecques, en Europe, que le drame a eu lieu. La garde-côtière grecque, qui avait localisé le bateau, au lieu de le remorquer vers les côtes grecques, conformément au droit européen qui interdit de renvoyer de force à la frontière des réfugiés virtuellement demandeurs d’asile, l’a refoulé dans les eaux turques. Ce sont des pratiques déjà dénoncées par Amnesty international , dans un rapport de 2013, qui auraient coûté la vie à 136 personnes au moins, selon le journal « le Monde » du 1er février. Les survivants témoignent que le bateau de pêche avait chaviré alors que les gardes-côtes les tiraient de plus en plus vite en faisant des zig-zag, et qu’au lieu d’aider les personnes à monter sur la vedette, ils auraient tenté des les en empêcher en les frappant et en les injuriant. Des pères, dont les enfants ont péri, disent qu’ils n’ont essuyé que de l’indifférence lorsqu’ils ont supplié les gardes côtes pour un gilet de sauvetage.

 Pour le ministre grec de la marine marchande, Miltiadis Varvitsiotis, la mort des ces femmes et de ces enfants n’engage en rien la responsabilité du gouvernement grec. Pour lui, le problème est créé par les adversaires politiques du gouvernement qui voudraient porter atteinte à l’image du pays. Ce n’est pas l’avis du commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, qui dénonce un « acte probable d’expulsion collective ayant échoué ». Mr Varvitsiotis semble finalement le reconnaitre en ajoutant que « personne ne veut ouvrir en grand les portes et octroyer l’asile à tous les immigrants qui se présentent dans ce pays » !

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The Coast Guard “drowned” the migrants in Farmakonisi

Eyewitnesses accuse the Greek Coast Guard of drowning migrants off the coast of the island of Farmakonisi.

As UNHCR reports: “According to survivors’ testimonies, the Coast Guard boat towing their vessel was heading, at high speed, towards the Turkish coast, when the tragic incident happened amid rough seas. The same witnesses said people were screaming for help, since there was a large number of children on the boat”. Lire la suite